/// No Sign Nothing + Wild Dawn + Electric Mary

Infrared, Orléans (09/11/2012)

Publié le 11/11/2012 par Mindkiller

C'est dans une petite salle de l'orléanais que je me rend pour une affiche pour le moins alléchante. Car même si le nom du premier groupe à jouer ce soir ne me dis rien du tout, je devais un concert aux Wild Dawn suite à la chronique faite il y a un an. Et ceux ci ayant tournés avec les Electric Mary, c'est tout naturellement qu'ils les ont invité sur cette date orléanaise pour leur tournée européenne. Trois groupes jouent donc ce soir, dont deux à domicile. Pas étonnant que le public soit donc au rendez vous. D'autant plus que la notoriété de Wild Dawn, malgré un manque cruel de mise en avant de part le label, se veut grandissante. Et puis la tête d'affiche présente ce soir qui joue dans une salle de 250 personnes environ est assez improbable pour que le public ne s'y trompe pas.

Premier groupe à jouer donc, No Sign Nothing. Un tout jeune groupe dont la moyenne d'âge est d'une vingtaine d'année environ. Si le manque de précision est parfois là, il est totalement contrebalancé par l'énergie dont Mélodie, la chanteuse et guitariste du groupe, ainsi que Chloé, la bassiste, font preuve sur scène. Certes il y a des petits trucs à travailler, mais le groupe se défend et donne tout ce qu'il a. Et la joie d'être sur scène se voit totalement sur le visage de ces deux jeunes demoiselles. De plus, même si leur univers est plus rock que hard rock, l'envie de jouer, l'envie de plaire est là. Ainsi donc, le groupe de première partie n'est pas là uniquement pour chauffer la salle mais aussi pour montrer aux orléanais, encore timide dans la salle, qu'un groupe va envoyer du bois dans quelques temps. Leur set était en plus assez homogène avec une touche sympathique en fin de concert par cette reprise qui aurait pu faire peur au début mais qui au final rend plutôt bien. Highway To Hell chanté par un petit bout de femme, un mélange entre la pin up tirée à 4 épingles et la rockeuse à la Joan Jett (mais rousse) est assez agréable. Il n'y a plus qu'à savoir jouer de son charme en étant à la fois soul et rock à la Alannah Myles pour faire que ce titre possède leur grain et du coup devienne un peu le leur. Une bonne surprise cependant qui mérite qu'on s'attarde un peu sur eux.

Deuxième groupe à jouer et un groupe dont on sent que le public est là pour eux. Wild Dawn a littéralement mis le feu à l'Infrared. Avec une setlist quasi composée de nouveaux titres. De quoi faire plaisir aux nombreux fans présents en attendant l'album à venir. En effet seuls deux titres du premier opus seront joués ce soir, à savoir Old School Machine et One Louder. Et vu l'accueil fait par le public aux nouveaux morceaux on peut clairement se douter que l'album saura faire mouche. Les critiques que j'avais pu faire quant à l'album sont totalement oubliée face au jeu des gars ce soir. Les instruments sont toujours aussi bien maîtrisés, mais la voix de Greg que l'on pouvait trouver faiblarde sur l'album prend ici une toute autre dimension. La question à se poser quant à cet album vient donc sur le mix. Et qu'en sera-t-il pour cet album à venir ? Toujours est-il que le public bouge. Tant et si bien que même les photographes de la salle, pourtant collés à la scène, doivent faire attention aux slammer et autre pogos qui les poussent encore plus sur cette scène. Certains iront même jusqu'à limite tomber sur scène manquant de toucher aux effets du groupe. Il faut dire que l'Infrared a, d'après le public présent ce soir, rarement vu autant d'affluence. Il en est même de ce public qui affirmeront, et sans être pour autant des amis du groupe, que le show des Wild Dawn était presque plus vivant et agréable que leur sucesseur. D'un autre côté, on a eu l'impression que le groupe livrait une prestation dont leur vie dépendait ce soir. Romain était comme habité sur sa guitare quand, a genoux, yeux révulsés et hochant la tête se livre dans un solo épique. Quand à la section rythmique elle a livré une prestation impeccable sachant groover, se répondre l'un à l'autre. L'alchimie entre les membres est là. Manque plus qu'à nous fournir une belle discographie et nosu livrer des shows tout aussi bon tout le long de votre carrière qu'on vous souhaite aussi longue que possible.

Vient ensuite la curiosité de la soirée. Electric Mary. Ce groupe australien donne l'impression de s'être perdu en chemin. En effet, comment un groupe de leur trempe atterri dans une petite salle d'Orléans qui est quand même loin d'être la ville la plus rock'n'roll de France ? Quoi qu'il en soit, le groupe arrive et démarre son set par leur chanson la plus festive avec Let Me Out. D'entrée de jeu, le bassiste donne tout au public (et aux photographes se régalant de ses poses "fucking guy" ) . Le groupe nous livre une prestation sans faille, laissant le public scander, quand il le peut, leur chanson laissant toute la liberté au chanteur de jouer avec lui et aux musiciens de livrer des morceaux totalement basé sur le rythme. Le savoir faire australien est là. Et même sans que leur musique soit tout à fait dans la même catégorie, on ne peut s'empêcher de penser à du AC/DC ou du Rose Tattoo. On est très loin avec ce show, de l'ambiance milimétrée et ne laissant aucune place à l'impro. C'est ce qui manque beaucoup d'ailleurs sur les groupes de hard du moment, malgré quelques bonne perles. Electric Mary est vraiment de ce groupe espoir qui va faire pouvoir reprendre le flambeau de nos papys une fois que ceux ci prendront des retraites forcées (car ça risque de plus en plus d'arriver vite malheureusement). Avec leur énergie, l'alchimie la aussi présente entre les membres qui n'hésites pas à déconner entre eux sur scène et tout ce qu'ils donnent au public Electric Mary fait parti de ces groupes à l'avenir radieux. Et quand le bassiste, tout comme Romain lors du passage de WIld Dawn, descend dans la foule, la sécurité fait tout son possible pour retenir un public totalement exalté. Et puis, comme souvent lorsque deux groupes amis jouent ensemble, vient l'heure du guest. Et contrairement à ce que l'on aurait pu croire, ce n'est pas lors du show des Wild Dawn qu'un des Electric Mary est venu, mais l'inverse. Et alors Greg monte sur scène pour finir le show avec nos australiens pour ravir les oreilles de nos orléanais avide de rock.

Vous l'aurez compris amis du Loiret, l'endroit ou il fallait être ce soir là, c'était à l'Infrared d'Orléans. D'ailleurs beaucoup ne s'y sont pas trompé puisque des gens de Nantes ont aussi fait le déplacement pour ce concert magique. Car c'est quand on attend pas grand chose d'un concert (autre que de passer un bon moment bien entendu) que l'on se prend une claque electrisante. Et quand en plus le public est receptif, c'est juste génial. Qui a dis que le public orléanais était incapable de bouger son cul ?

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