/// PARADISE LOST+ LUCIFER

LA LAITERIE (Strasbourg) (10/11/2015)

Publié le 11/11/2015 par olivier no limit

LA LAITERIE, Strasbourg. Pour certains d’entre nous une salle magique car on peut y voir régulièrement des groupes metal qui comptent. Et là ce soir, les Anglais de PARADISE LOST y jouent. Du coup il y en a du monde. J’y croise Carole de METAL FRANCE et puis ceux qu’on rencontre le temps d’un concert, comme Nicolas. Il va assister à la totalité du spectacle avec sa caméra toujours branchée. Les technologies se succèdent et les habitudes changent. Moi je préfère être à fond dans la musique avec comme seules images mes souvenirs.

Les lumières s’éteignent. Tout commence par LUCIFER, le nouveau projet occult rock de Johanna Sadonis (The Oath). Dès les premières notes, on pense un peu à AVATARIUM. Chant féminin bien placée, et doom au programme. L’ombre de BLACK SABBATH plane pas mal et en fermant les yeux on se retrouve dans les 70’. Décidemment nombre de groupes ont choisi cette voix ces derniers temps, le retour vers les années d’or. En tous les cas c’est pas mal du tout, bien sombre et heavy comme on aime et puis les musiciens ont de la présence ;

Entracte et puis arrive PARADISE LOST.

L’archétype même du groupe qui traverse les modes et les années, tranquille et grand. "The Plague Within" leur dernier album est bien sûr à l’honneur. Un retour vers le death des débuts, un voyage dans le temps. Emmené par un charismatique Nick Holmes au flegme Anglais de nombreux titres sont joués comme "No Hope in Sight" qui ouvre le bal, "Victim of the Past ", "Beneath Broken Earth", "Terminal", "Flesh From Bone", "An Eternity of Lies" lors du rappel.
Mais on y trouve aussi d’autres perles d’antan telles que "Widow" (ICON), "The Painless" (Paradise lost), "In Requiem", "Praise Lamented", "Enchantment" (du très bon album Draconian Times), "As I Die" (Shades Of God).

Bref pendant une heure et demi leur côté death va ressurgir pour notre plus grand bonheur.

Gregor Mackintosh envoie ses riffs et ses solos avec maestria pendant que son compère Aaron Aedy est à fond dedans, jamais statique. Waltteri Väyrynen martèle ses futs comme il se doit et Steve Edmondson est un peu en retrait mais omniprésent musicalement.

Comment définir l’impression laissée par ce groupe. Ici pas d’extrême, d’agressivité ultra speed. Non ! Une présence incroyable, un mélange de doom, de death, de mélodies parfois légères souvent sombres.
Dès que je relève la tête je suis en train de me dire : punaise je regarde PARADISE LOST.

Un monument dans le genre.

Après un rappel de quatre titres, ils s’en vont l’air heureux.

Que vous dire mes potes et moi sommes sortis de ce set comme enchantés…. Littéralement.

Cela s’est passé à la LAITERIE !

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