/// Party San Open Air 2013

Schlotheim, Allemagne (08/08/2013)

Publié le 12/09/2013 par Dzo , Carole

Allez, c’est parti pour ma sixième édition du Party San, qui se déroule cette année du 8 au 10 Août, sur le même site que l’année dernière. D’après la météo, le temps semble plutôt clément pour les trois jours, ça nous changera de la boue des autres années!

 

JOUR 1:  Farsot + Alcest + Deströyer 666 + Carpathian Forest + Legion Of The Damned + Heaven Shall Burn

 

Après quelques heures de route sur un trafic nettement plus fluide que pour le Hell’s Pleasure quelques jours en arrière (Live Report à venir), c’est aux alentours de 15h30 que nous arrivons sur le site du Party San, qui est déjà noir de monde. Installer tout au fond de la piste d’atterrissage qui sert de campement de fortune le temps de trois jours, il faudra bien calculer son coup pour ne rien oublier aux tentes si on ne veut pas se taper dix bornes de marche par jour.

Après avoir installé le bivouac et prit un apéro marquant le début du pèlerinage de ce Party San, nous nous rendons vers le site. Les scènes et les stands de bouffes et merchandising sont disposés de manière identique que l’année dernière, si ce n’est la « Signing Session » qui est cette fois à gauche de la scène principale.

Le premier groupe que nous voyons est Farsot, que j’avais déjà eu l’occasion de voir au PSOA 2008 (sur l’ancien site) où les teutons avaient livrés une très bonne prestation. Mais là, c’est de manière assez léthargique que j’assiste à leur show, qui s’avère être loin d’être exceptionnel. Le son n’est franchement pas terrible, surtout au niveau des grattes, et le répertoire du groupe m’est inconnu au bataillon, sûrement des compos du dernier album, que je ne connais pas. Pas même l’excellent ‘Thematik: Trauer’ pour finir le show en apothéose comme ils le font habituellement, dommage.

Carole: Vient ensuite le tour de Denial Of God. Les dannois débarquent grimmés et le chanteur vêtu de sa soutane. On peut être assez étonné de savoir que ce groupe existe depuis plus de 20 ans, car il ne fait pas beaucoup parlé de lui à vrai dire. Ils officient dans un Black Metal assez conventionnel. J’avais tout de même bien aimé leur dernier album Death And The Beyond, sorti en 2012. Il me semble d’ailleurs qu’ils ont commencé leur set par 'Funeral', issu de ce dernier album. La pilule est bien passée, mais le concert ne m’a pas transcendée à vrai dire. Je préfère l’écoute sur CD pour ma part, même si leur prestation semble avoir conquis pas mal de monde ce jour-là.

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Dzo: Place ensuite à Alcest, première fois pour moi que je les vois en concert. Le son est nettement meilleur que sur Farsot, les français débuteront leur set avec ‘Autre Temps’ qui tire bien son épingle du jeu; les passages acoustiques et voix claires sont bien distincts, ce qui fait que le morceau ne perd pas intensité par rapport à l’album. Ils poursuivront des titres du même opus avec notamment ‘Là ou naissent les couleurs nouvelles’. Le frontman Neige semble réservé, voir intimidé de jouer face à tant de monde. Même si je ne suis pas un grand fan de tout ce que propose le groupe, leur prestation était plus qu’honorable même si je trouve ça un peu chiant à la longue.

Edit Carole: Un moment plus qu’agréable, une accalmie dans cette tempête de Metal qu’est le Party San. Une vraie puissance en live, un rêve éveillé. N’étant pas tellement fan sur album, je me suis étonnée moi-même à tant aimer!

Dzo: Changement de registre avec Deströyer 666. Nul besoin de les présenter, les australiens sont des grands habitués des lieux, que ce soit en festivaliers ou sur les planches. Le show débutera avec une setlist qui ne me parlait pas spécialement, et c’est juste au moment de me poser pour savourer mes nouilles thaïlandaises que le groupe enchainera tuerie sur tuerie avec des titres puissants et salvateurs comme ‘Savage Pitch’ avec son refrain percutant ou l’énorme ‘I Am The Wargod‘, grand classique indémodable. Sans grande surprise, le quatuor s’est imposé une fois de plus comme une valeur sûre en live, d’autant qu’ils bénéficiaient d’un son correct.

 

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La soirée se poursuit avec le groupe j’attendais le plus en ce premier soir, Carpathian Forest! Depuis le temps que j’écoute ce groupe, sacrilège, je ne les ai encore jamais vus. Après une petite attente, les norvégiens débarqueront sur scène sur l’intro de ‘It’s Darker Than You Think’, avec comme meneur de la troupe l’emblématique Nattefrost. Dès les premières notes du morceau, c’est dans un déluge de headbang que le groupe embrigadera la foule massivement présente, entre riffs gras black’n’roll et relances de rythmes propres au groupe. Le son est plutôt bon, même si la voix de sir Nattefrost est moins raw qu’il y a quelques années. Hormis ça, le groupe a une putain de pêche sur scène, et ça se ressent à travers une Setlist juste orgasmique : ‘Mask Of The Slave’, ‘Black Shining Leather’, ‘Return Of The Freezing Winds’ ou l’énorme ‘Knokkelman’, autant dire qu’il y a matière à se briser les vertèbres quelques fois. Le groupe finira sur ‘He’s Turning Blue’, morceau lui aussi bien groovy qui mettra le feu aux poudres. Seul bémol, c’est l’absence de ‘Sadomasochistic’ qui aurait fait son petit effet supplémentaire, et un show un soupçon trop sage, Nattefrost se contentant de brandir sa croix inversée en carton de temps en temps, et le corpulent bassiste Vrangsinn n’arborant même pas son slibard fétiche. Mis à part ça, Carpathian Forest a rempli sa part du contrat avec un show percutant, simple et efficace qui aura duré à peine plus d’une heure. J’en aurai repris une part volontiers, mais bon!

Le temps de redescendre de mon nuage que c’est l’heure de Legion Of The Damned. Je n’ai regardé qu’un petit bout de leur set, trouvant que ce que propose le groupe est vraiment redondant, chaque morceau se ressemblant trop, ce qui mène vite à l’ennui. Incapable de citer les morceaux de la setlist, le peu que je connaisse ne faisant visiblement pas parti du set. Le show sera agrémenté d’effets pyrotechniques (dommage que ça n’a pas été le cas sur Carpathian Forest).

Je regarderai la tête d’affiche Heaven Shall Burn de loin et pas longtemps, le style n’étant pas du tout ma tasse de thé. J’étais d’ailleurs surpris de voir un groupe de ce type en tête d’affiche à un festival comme le Party San, m’enfin bon. Le temps de chercher des munitions à la tente que la soirée se terminera très tard au Metaldisco, entre morceaux de Metallica, Judas Priest et Sepultura. De gros classiques qui permettent d’headbanger et de faire du air guitar comme des beaufs tout en beuglant joyeusement jusqu’au petit matin.
 
 
 

JOUR 2:  Coffins + Shining + Grand Supreme Bloodcourt + Anaal Nathrakh + Hypocrisy

 

Réveil très matinal le lendemain, la chaleur dans les tentes étant vite devenue étouffante, c’est avec une petite gueule de bois que le marathon du deuxième jour débute avec Coffins, un groupe de Death venant du Japon qui existe depuis le début des années 2000. Dès les premières notes, énorme branlée auditive que nous inflige le quatuor nippon. Coffins défend son bifteck avec des compos habiles parfaitement maitrisées et grasses à souhait; de plus le groupe a une motivation hors du commun et l’a démontré tout le long de leur set. Indéniablement une des meilleures surprises pour moi de cette année, et je crois que je n’ai pas été le seul, vu comme ça bougeait dans le public, entre pogo et lâchés de tignasses. Mention spéciale pour le catchy ‘Altars In Gore’ qui fera quelques morts dans la fosse tellement le riff de ce morceau était efficace.

On passe des contrées japonaises au Black dépressif de Shining. Une armée de bandanas s’est placée au premier rang pour « aduler » leur idole Kvarforth. Pour ma part ça sera bien en retrait que j’assisterai au show sans grand intérêt, car autant j’aime bien la musique des suédois, autant je ne suis absolument pas fan du jeu de scène. Vers 16h30, Kvarforth et sa bande débarquent sur les planches, le frontman arborant gants de chirurgien aux pattes et est équipé d’une bouteille de Jack Daniels. Le line-up semble avoir changé depuis la dernière fois où je les ai vus, le gratteux chauve Fredric Graby ne répondant pas à l’appel aujourd’hui.

Jeu de scène oblige, le chanteur se montrera dédaigneux et hargneux, avec une armée de molards bien placés pour les photographes dans le pit en contrebas de la scène. Le son est vraiment plat durant tout le concert, surtout aux niveaux des guitares. Cette attitude m’agaçant, je ne regarderai qu’une petite partie du concert, d’autant qu’en plus de ça, la setlist est inconnue au bataillon si ce n’est la piste de clôture qui était ‘Låt Oss Ta Allt Från Varandra’. Je pensais au moins entendre ‘Submit To Self Destruction’, mais le groupe a résolument décider d’axer la setlist sur les derniers opus.

Le temps de faire quelques emplettes impulsives de vinyles, que c’est au tour de Grand Supreme Bloodcourt de jouer, énième projet de Martin Van Drunnen, leader d’Asphyx et de Hail Of Bullets. Le bonhomme ne vient pas en terre inconnue au PSOA, ses divers projets étant régulièrement à l’affiche des précédentes éditions. Et c’est sans surprise que je découvre un projet musicalement similaire à ceux cités plus haut. Mêmes rythmiques, même style. Bon évidemment, ça envoie le bois, mais on se demande un peu la légitimité de ce projet tellement c’est ressemblant à Asphyx, même au niveau du line-up, où on retrouve l’immense bassiste Alwin Zuur ainsi que le batteur. Mis à part ça, le show était percutant, la recette des néerlandais s’avère tout de même efficace avec des morceaux toujours très simplistes et accrocheurs, rien à redire à ce niveau là! Van Drunnen se montre une fois de plus communicatif avec la foule et de bonne humeur.

Après cette agréable mais prévisible découverte, c’est au tour des anglais d’Anaal Nathrakh de retourner le site du Party San. Je garde un excellent souvenir de la première fois où je les avais vu au Hellfest 2008, c’était vraiment la guerre ce jour là. C’est donc avec hâte que j’attends ce second round. Après quelques rapides balances, le groupe investit la scène et commence son set sans se faire prier. Et là, c’est le drame. Grosse désillusion, le son est affreusement mauvais, on ne discerne pas grand-chose des grattes, on entend quasiment pas la caisse claire du batteur, bref, c’est un bordel monstre, et ça ne va malheureusement pas s’arranger au fur et à mesure que le concert défile, au point que reconnaître un morceau relève du parcours du combattant. Après la grosse claque sur Coffins, c’est le revers de la médaille avec Anaal Nathrakh, un des groupes que j’attendais le plus pour cette journée du Vendredi, vraiment dommage!

Edit Carole: Et Dzo a manqué le featuring de Kvarforth en fin de set! Torse-nu, scotché de partout, surtout le nez et la bouche. Petite torture asphyxiante grâce à laquelle il a pu faire de majestueux cris de porc. Par contre pour ce qui est de chanter correctement, c’est une toute autre histoire… Rajouter un ingrédient dans une bouillie ne rend pas la bouillie meilleure pour autant.

Dzo: Après cette déception, pause bien méritée à la tente jusqu’à ce soir. En effet, ce n’est que pour Hypocrisy que je reviendrais, les autres groupes ne m’intéressant pas. C’est le gosier réchauffé par une absinthe bien corsée que je reviendrai un peu avant minuit, histoire d’avoir une place de choix pour assister au Death mélo d’Hypopo que j’apprécie tant.

La scène a subi un lifting, la pochette de End Of Disclosure trône en fond, tandis que l’imposante batterie de Horgh est surélevée et surplombe la scène et la fosse. L’attente se fait longue et je prends mon mal en patience, trépignant d’impatience de voir arriver le quatuor sur scène, malgré que le dernier album ne m’aie qu’à moitié convaincu (chronique ici).

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Puis les lumières se tamisent, tandis que la foule compacte est visiblement aussi pressée que moi. L’intro du titre éponyme retentit, le voyage peut commencer. Le charismatique Peter Tägtgren arrive, vêtu d’un t-shirt The Exploited.

Le son est très bon et percutant, mais bizarrement je ne rentre pas dedans plus que ça. Il faudra attendre la mythique ‘Fractured Millenium’ pour que la magie opère. Quel bonheur d’entendre ce morceau en plein air, d’autant que le ciel est dégagé, manquerait plus l’arrivée de petits hommes verts pour rester en adéquation avec le show. Le groupe enchaîne avec la dispensable ‘Double Zero’ (qui porte bien son nom), mais rectifiera rapidement le tir avec l’énorme, l’incommensurable ‘Fire In The Sky’, merveilleusement bien interprétée. Grand moment aussi quand ‘Roswell 47’ est jouée, un gros classique du groupe qui fait toujours son effet. Le point culminant de la soirée surviendra quand Hypocrisy terminera en apothéose sur ‘Eraser’, incontestablement le moment le plus intense du concert, où le refrain sera repris en cœur par le public. Au final, je reste sur ma faim avec une Setlist un peu décevante, car sur douze titres, quatre sont occupés par le dernier opus, et des indispensables comme ‘Elasted Inverted Visions’ ou ‘Valley Of The Damned’ manquent à l’appel. Le show m’a paru relativement court pour une tête d’affiche, mais bon, une heure ça passe vite. Petite déception donc, mais très content d’avoir pu revoir le combo suédois ce soir.
 
 

Setlist:

End Of Disclosure

Tales Of Thy Spineless

Fractured Millenium

Double Zero

Warpath

Fire In The Sky

Necronomicon

The Eye

Roswell 47

Buried

Adjusting The Sun

Eraser

 

La veille étant rude à tous niveaux, ça sera avec sagesse que je regagnerai ma tente, non mécontent de pouvoir dormir quelques heures.

 

JOUR 3:  Bonsaï Kitten + Skeletal Remains + Hooded Menace + Tsjuder + Deathronation + Attic + Venom

 

Qu’il passe vite ce PSOA, car nous sommes déjà Samedi 10 Août, dernier jour donc. Aujourd’hui, programme plutôt chargé et surtout matinal, car nous voulons assister au show de Bonsaï Kitten, qui joue de 10h à midi sous la Tentstage. La tente n’est pas blindée, mais du monde à tout de même fait le déplacement pour voir ce que propose ce groupe inhabituel au festival. Bonsaï Kitten joue un style assez atypique croisé entre le Punk et le Rockabilly avec comme instrument une contrebasse, une batterie et une guitare, et une chanteuse rousse assez charismatique qui délivre une bonne énergie sur les planches. Le groupe jouera notamment ‘Poison’ d’Alice Cooper en version retravaillée par leur soin. J’en écouterai pas non plus chez moi, mais dans le cadre du festival, le concert passait plutôt bien, même si je n’ai pas regardé les deux heures de show.

Edit Carole: J’avais pas mal écouté avant le festival, et justement je les attendant vraiment. Encore une fois pour écouter / voir un peu autre chose que ce qu’on a traditionnellement dans un festival Metal. Show éprouvant pour eux, car jouer 2h, il faut le faire. Comme dit plus haut par mon acolyte, une bonne patate, de petites mises en scène sympa, une chanteuse avec une chouette voix et qui sait emmener un public dans son délire dès le matin!

Dzo: Et puisque pour une fois, nous avons fait le déplacement tel des enfants sage très tôt, nous pouvons assister à Skeletal Remains, qui officie en tant que premier groupe sur la grande scène. Et là, de manière identique à Coffins la veille, c’est une belle claque! Le groupe, qui n’existe que depuis deux ans, propose un Death sur vitaminé avec pas mal d’influences old-school, en témoigne le chant du frontman qui n’a rien à envier à celui de Van Drunnen. La formation, qui semble carburer à l’éther, se montrera plus que convainquante. Bref, bien bonne découverte là aussi qui me poussera à me procurer l’unique full-length du groupe, paru l’année dernière.

Edit Carole:  Procession, voilà un groupe que j’attendais impatiemment de revoir, après les avoir découvert au Hell’s Pleasure 2012. Originaire du Chilie, Suédois d’adoption, ce groupe de Doom est l’un de des derniers sur lequel j’ai “craqué”! Leur deux albums sont des tueries. La voix de Felipe, le chanteur, est une pure merveille et est tout aussi bonne en CD qu’en live. Je ne suis pas certaine que le public du PSOA ait réellement massivement accroché, pour ma part j’ai été conquise, bien que le set m’est paru super court ! En même temps trente minutes passent très vite avec des morceaux longs d’au moins sept minutes … Extase totale pendant 'To Reap Heavens Apart'.

Dzo: Hooded Menace enchaîne, et pour ma part, grosse douche froide, je n’ai pas du tout aimé, que ce soit les rythmiques ou même la voix, le combo me laissera de marbre.

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Puis l’heure tourne, et vient le moment de Tsjuder de jouer, soit l’un des groupes qui m’a fait venir à l’édition de cette année. Tout comme Carpathian Forest, je n’ai jamais eu la chance de voir les norvégiens en concert, mais je compte bien me rattraper à travers 45 minutes qui risquent de défiler très vite. Le trio norvégien arrive peinturluré de Corpse Paint dans la plus pure tradition du BM, Draughlin arbore quant à lui un imposant bracelet à clous, style Kerry King il y a quelques années. Et c’est sans se faire prier que Nag annonce ‘The Daemon Throne’ de l’album Legion Helvete, sorti en fin d’année 2011, symbole de la reformation du groupe (chronique ici). Le son est énorme, le groupe a la hargne, en particulier Antichristian, le batteur, qui est littéralement survolté, maltraitant ses cymbales comme si sa vie en dépendait et aligne un jeu absolument impeccable et millimétré. L’ambiance est indescriptible, chaque chanson jouée par le groupe est un raz de marée de haine bestiale et d’efficacité. La Setlist est tout simplement énorme, avec des titres comme ‘Ghoul’ et ‘Mouth Of Madness’ où c’est Draughlin qui prend part au chant sur ce morceau. Même combat avec ‘Slakt’ et bien évidemment la reprise mythique de Bathory‘Sacrifice’, qui m’embrigadera dans un headbang qui me coûtera la moitié de ma tignasse. Le trio infernal terminera sur ‘Eriphlon Epistates’ de l’album Demonic Possession, un morceau là aussi très agressif et impitoyable qui ne laissera aucun répit au public. Tsjuder quittera la scène aussi vite qu’il est arrivé, laissant la foule encore sous le choc d’une telle prestation. Quelle tuerie bordel, il n’y a pas d’autres mots. A mon sens, ce groupe est l’un de ceux qui représentent le mieux la scène Black norvégienne actuelle, et Tsjuder l’a bien prouvé à ce Party San. Par contre grosse incompréhension qu’un groupe de cette envergure soit positionné si tôt dans la journée, comme c’était le cas de Taake en 2011.

 

Setlist (incomplète):

The Daemon Throne

Ghoul

Mouth Of Madness

Morbid Lust

Slakt

Sacrifice (Bathory Cover)

Eriphlon Epistates

 

Si mes souvenirs sont bons, Obscura a été interverti avec Helrunar au niveau de la programmation, je regarderai le show de loin en faisant un deuxième round d’emplettes avant d’assister au show de Deathronation sous le chapiteau. Les teutons offriront un concert relativement sombre, où le chanteur est soutenu de deux backing vocals, l’un au chant Death et le deuxième plus axé Black, ce qui renforce l’agressivité des morceaux. Show très court car ils ne joueront que vingt cinq petites minutes, mais qui s’est révélé relativement percutant et bien ficelé. Après ça, il est temps de regagner la tente pour se poser un moment et reprendre des forces à travers une ou deux pils. Du coup, je ferai impasse sur Desaster et Impaled Nazarene.

Nous reviendrons à temps pour assister à la prestation d’Attic, groupe que j'ai vu quelques jours auparavant au Hell’s Pleasure, facilement identifiable pour son affiliation à King Diamond. Dur de voir quelque chose car le groupe joue sous la Tentstage, cette dernière étant complètement saturée de monde avec une chaleur étouffante et une bonne odeur de phoque au passage. Pour le peu que j’ai pu voir, musicalement j’ai toujours autant aimé que la première fois, il faudra vraiment que je m’attarde sur cette formation à mon retour. La scène était arborée de flambeaux, ce qui donnait un aspect de messe noir au show, en plus du maquillage du groupe.

Carole: Encore un appel allemand avec Destruction! Comme à leur habitude, les teutons rameutent du monde, dont moi. J’ai toujours aimé voir ce groupe en live, même si je les ai maintenant vu un nombre incalculable de fois! Leur prestation se ressemble toujours un peu, mais ce coup-ci j’avoue avoir été un peu moins hypnotisée qu’à l’accoutumé. Je mets ça sur le compte de la fatigue (les excès de la première nuit au Metal Disco me poursuivront tout le fest). Le grand Shmier interpretera bien entendu les tubes : 'Mad Butcher', 'Total Desaster', 'Bestial Invasion', 'The Butcher Strikes Back'… Encore un show réussi pour le trio!

Dzo: Le moment le plus agonisant de la journée pour moi arrive au moment où doit jouer Korpiklaani. Moi et le flûte Metal, ça fait dix, autant dire que les quarante cinq minutes qui défileront vont me paraître une éternité. Nous en profiterons pour faire une halte bouffe, posés dans l’herbe, bien loin de la scène.

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La fatigue se fait rudement ressentir, mais impossible de louper la tête d’affiche de ce soir! Même si je ne connais que l’album kvlt Black Metal de Venom, j’ai vraiment envie de voir ce qu’un groupe de cette envergure donne sur scène, surtout que je les ai déjà loupés à un précédent festoche. Pas vraiment de bling bling sur scène, si ce n’est deux pentacles brandit en fond ainsi que l’imposante batterie avec ses deux cymbales chinoises surélevées. Le scène est plongée dans l’obscurité, la tension est palpable, le trio anglais est attendu de pied ferme par un public gonflé à bloc.

Cronos débarque avec sa tenue habituelle, marcel déchiré à l’effigie de son groupe, futal en cuir et calvoche assumée! La setlist débute par ‘Witching Hour’ et rien que là, que diable, quelle ambiance. On ne ressent à aucun moment que Venom sévit depuis plus de trente ans tant le show est énergique et rythmé. Et ce batteur, je lui tire mon chapeau. Un jeu propre, précis et bien bourrin par moment, vraiment spectaculaire.

Les anglais enchaînent les hits des années 80 avec ‘Welcome To Hell’ et ‘Don’t Burn The Witch’, mais c’est surtout lorsque ‘Countess Bathory’ est interprétée que l’ambiance montera d’un cran, la foule connaissant la chanson sur le bout des doigts, c’est donc logiquement des milliers de personnes qui reprennent le refrain en cœur. Même chose avec ‘Black Metal’, où tout le monde criera « Lay down your soul to the gods Rock’n’Roll » durant le couplet.

L’ambiance arrivera à son apogée vers la fin du show pendant ‘In League With Satan’, certainement le moment le plus fort du passage de Venom, pour le plus grand bonheur des anglais, qui se délectent de la bonne humeur qui règne en cette fin de PSOA. Vous l’aurez compris, cette édition 2013 du Party San se terminera en beauté avec un show dantesque qui laissera un souvenir impérissable à de nombreux fans présent ce soir, je pense notamment aux deux péruviens devant moi qui étaient en transe durant tout le show! Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir un tel groupe en concert, ravi de les avoir enfin vu!

 

Setlist (incomplète):

Witching Hour

Welcome To Hell

Don’t Burn The Witch

Buried Alive

Countess Bathory

Warhead

Black Metal

In League With Satan

 

C’est donc sur ces belles notes que se termine le festival. Le temps de faire un dernier tour sur le site et nous rentrerons sur le campement pour nous remettre du rouleau compresseur Venom et tout ce qu’on a pu voir durant ces trois jours d’orgie. Ce Party San 2013 s’est déroulé sans encombre, avec une bonne organisation à la clé. Départ le lendemain matin avec un fond de techno coréenne pour un réveil en douceur des allemands, qui nous en font voir de toutes les couleurs depuis des années à ce niveau là, la revanche avait donc sonné. Six heures de route plus tard et un Burger King avalé, la dure réalité du quotidien peut revenir s’installer.

 

Mon Top 10 de cette édition 2013:

 

1.       Tsjuder

2.       Carpathian Forest

3.       Venom

4.       Hypocrisy

5.       Coffins

6.       Skeletal Remains

7.       Deströyer 666

8.       Grand Supreme Bloodcourt

9.       Attic

10.    Deathronation

 

 Top 10 Carole:

 

1.       Tsjuder

2.       Carpathian Forest

3.       Venom

4.       Procession

5.       Coffins

6.       Hypocrisy

7.       Skeletal Remains

8.       Deströyer 666

9.       Attic

10.     Deathronation

 

Quelques liens vers les photos: (autres groupes à venir prochainement)

Coffins

Heaven Shall Burn

Legion Of The Damned

Deströyer 666

Carpathian Forest

Alcest

Denial Of God

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