/// ROCK YOUR BRAIN FEST - JOUR 1 avec : ELUVEITIE / SODOM / DESTRÖYER 666 / DEW SCENTED / ANGELUS APATRIDA / NO RETURN / HEBOÏDOPHRÉNIE

SELESTAT (16/10/2015)

Publié le 17/10/2015 par olivier no limit

Un plaisir certain d’assister au festival du « rock your brain fest » à Sélestat.

Un accueil agréable, une organisation bien huilée le seul point noir étant des WC en nombre restreint ;

Deux scènes qui proposent tour à tour des groupes, qui ce soir, sont plutôt dédiées au thrash.

Outre le plaisir de retrouver des amis (à commencer par deux membres de DEFFICIENCY), on se sent chez soi !

Et c’est parti !

HEBOÏDOPHRÉNIE : ce groupe bordelais nous offre un death metal fortement teinté de thrash à la sauce groove via les 90’ avec en sus une pointe de deathcore. C’est à la fois brutal, assez technique et ils n’ont pas de mal à se faire chauffer la salle rapidement. Un bon set !

NO RETURN : précurseur de la scène death /thrash française, ce groupe Parisien s’orient e de plus en plus vers un death mélo ; bourré d’énergie ce pilier n’a rien perdu de sa superbe. Entre mélodies porteuses, guitares en feu et growl qui décalaminent le cervelet, un sans-faute.

ANGELUS APATRIDA : ces espagnols pratiquent un thrash old school fortement influencé par la Bay area ; on pense, de ci de là à des groupes comme EXODUS, MEGADETH, DEATH ANGELS. Bref, ça joue ! Énergie, puissance et mélodies ! Quoi demander de plus. Leur dernier album « Hidden Evolution » les met dans le peloton de tête des jeunes loups qui en veulent.

DESTRÖYER 666 : ce groupe australien pratique une sorte de thrash black acide, mauvais et méchant ; ils n’ont rien fait depuis 2009 avec « défiance » mais bon sang sur scène c’est une tuerie. Habillée à la mode old school heavy metal (bracelets à pointes, ceintures cartouchière, tatouages) juste des furieux lâchés en liberté. Du old school teigneux et le plaisir de voir, enfin, ce groupe culte pour certains. Un grand moment.

SODOM : les MOTORHEAD du thrash teutons ! À trois ils font plus de bruit qu’une cohorte ! Une science du riff thrash qui tue, emmené par un Thomas Such complétement possédé et véritablement heureux d’être là. Une musique directe efficace où l’on retrouve la rage, en live, des premiers albums. Il n’y a pas à dire, les metalleux ont beau vieillir, leur vitalité et la plaisir de jouer est toujours au rendez-vous ! Mon set préféré.

DEW SCENTED : j’avais commencé ma chronique à propos de leur dernier album « intermination », de cette façon : « Presque un quart de siècle d’existence, avec comme seul membre origine, l’allemand Leif Jensen, qui entouré de quatre hollandais, balance son thrash death dans nos dents ». Sur scène c’est tout à fait cela : Pour certains un groupe jouant le second rôle, mais qui est porté par la foi ravageuse de Leif ! Très nerveux, genre Attila. Difficile de rester statique.

ELUVEITIE : et voilà un des mystères de la gent métalleuse. Après un déluge de décibels thrash, terminer cette première journée de festival par un groupe de folk metal est une gageure; surtout que là, Christian "Chrigel" Glanzmann et sa bande, vont nous abreuver d’un long passage plutôt folk sans une once d’électricité. Et pourtant cela marche, le public est à l’unisson et répond comme un seul homme.

C’est ça le metal.

D’ailleurs tout au long de cette soirée les gens vont être au diapason de la musique proposée : jeunes, vieux, tout le monde y a trouvé sa gamelle ;

 

J’aime beaucoup ce festival et malheureusement ne pouvant y assister aujourd’hui, je serai présent l’année prochaine.

 

Et pour conclure, un des types du service de sécurité que je connais de vue, m’a dit, qu’il adore ce genre de public !

 

Tout est dit !

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