/// Septicflesh, Fleshgod Apocalypse, Carach Angren, Descending

Le Grillen, Colmar (12/05/2013)

Publié le 19/05/2013 par Dzo

Pour bien terminer ce weekend prolongé par les ponts du mois de Mai, c’est au Grillen que je récidive une nouvelle fois, quelques jours après la branlée prise par CROWN au même endroit. A l’affiche ce soir, quatre groupes, dont les fameux Septicflesh en meneur de soirée. Le groupe, qui a sorti récemment la réédition de leur premier album, a quitté sa Grèce natale pour écumer une nouvelle fois les salles européennes.

La faute à un apéro prolongé sur le parking, le premier groupe Descending vient tout juste de terminer sa prestation lorsque nous arrivons dans la salle, c’est donc face à Carach Angren que va débuter la soirée pour moi. Sur scène, la batterie de Septicflesh trône en fond, couverte, c’est donc sur un espace relativement réduit que les trois premiers groupes jouent ce soir.

Après quelques balances où le batteur Namtar aura d’ores et déjà l’occasion de démontrer que c’est un vrai porc (dans le bon sens du terme), le public, qui a répondu présent malgré que l’on soit un Dimanche soir, commence à faire grimper la température de la salle. Quelques minutes plus tard, les lumières s’éteignent, le quatuor hollandais gagne la scène, peinturlurée d’un imposant Corpse Paint au visuel très percutant.

Dès les premières notes, la formation bénéficie d’un son plutôt bon, qui laisse apprécier leur Black symphonique atypique à sa juste valeur. D’emblée, l’intro de ‘Lingering In An Imprit Haunting’ aux claviers me rappelle les ambiances que je retrouvais avec Anorexia Nervosa il y a quelques années. Malgré cette comparaison un peu facile, le style de Carach Angren est tout de même bien différent, ne serait-ce que par l’unique présence d’une guitare et aussi d’un violon. La prestation du batteur est une fois de plus impressionnante, que ce soit par sa rapidité et sa qualité d’exécution. Quant au chant qui officie dans un ton mi-éraillé mi-criard, il demande un certain temps d'adaptation par rapport à d'autres formations du même style. Ardek, derrière ses deux claviers, aura bien du mal à tenir en place, faisant régulièrement virevolter son imposante chevelure, contrairement au violoniste qui restera assez en retrait par rapport aux autres membres.

Malgré deux trois bons morceaux comme celui cité plus haut et ‘The Funerary Dirge Of A Violonist’, l’ambiance procurée par les compositions ne me scotchera pas le tympan plus que ça, même si le groupe a une très bonne énergie sur scène et un grand professionnalisme, accompagné d'un aspect un peu théâtral qui fait son petit effet. Vers la fin du show, Seregor, le frontman du groupe, débarquera vêtu d’une sorte de masque et posera un temps sa guitare pour interpréter un morceau uniquement accompagné de la batterie et du clavier. Une prestation assez courte, mais qui aura fait monter d’un cran supplémentaire l’ambiance dans Le Grillen, qui s’est encore un peu plus renfloué depuis le début.

 

Photos de Carach Angren

 

Place désormais à une tranche de gros Death bien brutal avec Fleshgod Acopalypse, une formation italienne qui débarquera en costard sur les planches, noeud papillon de rigueur. Sur le côté de la scène déjà réduite trône un vieux piano, le genre qu’on retrouve dans les vieux manoirs. Je pensais d’abord qu’il serait utilisé par Carach Angren, mais ce sont les italiens qui vont en faire usage, ce qui m’intrigue pour une formation de ce type. Le groupe mêle plusieurs sous-genres, malgré que le style soit clairement ancré dans un Death aux allures de rouleau compresseur, la faute à un batteur acharné qui délivrera à son tour un jeu irréprochable et épileptique.

Si la voix gutturale du premier chanteur est bien en place, les passages «voix claires» du bassiste sont, il faut bien l’avouer, assez agonisants. Quand au piano, on ne l’entendra que très peu, mis à part à quelques interludes. Malgré ces petites zones d’ombres, le groupe propose quelque chose d’assez peu conventionnel qui semble avoir séduit une partie du public. Pari réussi pour Fleshgod Apocalypse qui pourra ajouter à leur palmarès quelques lâchés de tignasses et deux trois pogos dans la fosse. De mon côté, pas vraiment séduit, mais j’ai vu bien pire, j'en ai profité pour prendre un bol d'air frais avant la tête d'affiche.

 

Photos de Fleshgod Apocalypse

 

23h, l’heure du groupe que tout le monde attend de pied ferme, Septicflesh (s'écrivant désormais en un seul mot depuis la reformation du groupe), qui avait déjà joué ici même en Mai 2011 lors de la très récente sortie de The Great Mass, album qui fit l’unanimité chez les fans. Après une longue intro où le public prendra son mal en patience dans l’obscurité, le quatuor gagne la scène et balance d’emblée les premières notes de l’excellente ‘The Vampire From Nazareth’ du dernier album. La foule ne se fait pas attendre et part immédiatement dans un déluge de headbang. Comme les groupes précédents, le son est très bon, chaque instrument se distingue aisément et le chant aussi percutant que sur cd. La scène est jonchée d’une banderole à l’effigie de The Great Mass de chaque côté, tandis que l’imposant pied de micro en style de branches du chanteur trône au milieu.

Après un petit mot pour son public français, le charismatique Seth annonce le titre éponyme de Communion, avec ses chœurs un brin stressant. Le groupe enchaînera ensuite avec ‘A Great Mass Of Death’, suivi de la très prenante ‘Virtues Of The Beast’ du mythique Sumerian Deamons, définitivement mon album favori. Le quatuor continu sur les vagues de cet album avec ‘Unbeliever’, interprétée avec une simplicité déconcertante. Le jeu de scène des grecs est surtout axé autour du chanteur/guitariste, avec ses mimiques et sa gestuelle là aussi un peu théâtrale.

Bien évidemment, ‘Pyramid God’, le hit du dernier opus, est joué et apprécié à sa juste valeur par la foule colmarienne. Quelques morceaux plus tard, le groupe s’éclipse un temps pour le classique rappel. Toujours aucun morceau de Mystic Places Of Dawn  présent dans la setlist, malgré que ce dernier est fait l'objet d'une réédition très récemment, assez étonnant donc (chronique de cet album ici).

Après s’être fait un minimum désirer, Septicflesh reviendra et interprètera encore deux morceaux que sont le prenant ‘Anubis’ ponctué par ses passages de chant clair, et ‘Five Pointed Stars’, où le batteur Fotis Benardo terminera en solitaire sous les lumières bleues qui arborent la salle. Douze pistes majoritairement axées sur les deux derniers albums, aux oubliettes les chansons des premières années du groupe (dommage d'ailleurs) et un peu plus d’une heure quinze de show, le groupe semble avoir fait une fois de plus l’unanimité pour leur passage à Colmar, à en juger par la bonne ambiance qui régnait tout le long du concert. Une bonne soirée, qui se terminera aux alentours de minuit trente; inutile de trop tarder après le concert, le réveil le lendemain pour aller bosser sera suffisamment difficile!

 

Setlist :

The Vampire From Nazareth
Communion
A Great Mass Of Death
Virtues Of The Beast
Unbeliever
Pyramid God
Lovecraft’s Death
Oceans Of Grey
We The Gods
Persepolis
Rappel
Anubis
Five Pointed Stars

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