/// Sepultura, S-Core

Le Grillen, Colmar (18/06/2014)

Publié le 22/06/2014 par Dzo , Olivier No Limit

Dzo:

Si en ce moment le mot Brésil est sur toutes les lèvres du fait de la coupe du monde de Football qui a lieu actuellement, il y avait néanmoins un autre évènement de taille made in Sao Paulo qui a retourné le Grillen de Colmar Mercredi soir.

Le nom de ce rouleau compresseur: Sepultura, entité légendaire qu’il n’y a même plus besoin de présenter. Une discographie fournie en trente ans de carrière, rythmée par de nombreux changements de line-up, le plus notable étant évidemment le départ des frères Cavalera (1996 pour Max, 2006 pour son frangin Igor).

Quoiqu’il en soit, un concert de cette envergure si proche de chez nous ne pouvait pas être manqué. C’est aux alentours de 20h15 que je gagne la grande salle du Grillen. L’affluence est au rendez-vous, même si je m’attendais à retrouver une salle presque aussi blindée que pour le concert de Death To All il y a quelques mois en arrière. Sur place, par ce beau temps, vous aviez la possibilité de vous prendre un sandwich Merguez/frites sur les douces notes de Roots qui tournait en fond sonore, histoire de prendre des forces avant l’assaut brésilien.

Il est approximativement 20h30, et ce sont les strasbourgeois de S-Core qui ouvriront le bal avec leur Metalcore maîtrisé. Le groupe n’en est pas à son premier coup d’essai car il existe depuis près de quinze ans, bien connu dans la région alsacienne. C’est face à une audience attentive qu’ils joueront un peu plus de trois quart d’heure, entre grosses rythmiques et passages plus axés Thrash. Pas franchement mon style de prédilection, mais ce type de groupe est bien adapté pour une première partie de Sepultura afin de mettre le public dans le bain.

Le Grillen se remplit encore progressivement, et c’est aux alentours de 22h que les lumières se tamisent pour laisser place à l’ambiance brésilienne. Le quatuor ne se fait pas prier et monte rapidement sur scène, mené par l’imposant Derrick Green qui arbore un crâne aussi lisse et brillant qu’une belle boule de billard.

La plupart des morceaux du début qui s’enchaînent me sont inconnus au bataillon, mis à part un ou deux classiques dissimulés çà et là comme ‘Dead Embryonnic Cells’ et ‘Attitude’. La composition du public est très diversifiée en ce Mercredi soir, allant du jeune métalleu au père de famille venant s’évader sur les notes de Beneath The Remains, le temps d’une soirée en guise de session Remember.

Sur scène, une bonne énergie se dégage, le bassiste vétéran Paulo Xisto reste assez discret, tandis que le gratteu Andreas Kisser se montre communicatif avec le public. Du côté de la batterie, le (très) jeune Eloy Cassagrande, qui a rejoint la troupe l’année dernière, n’a rien à envier à ses pères, ce dernier montrant un jeu propre avec beaucoup de puissance et de maîtrise. Derrick saluera quant à lui la foule en français de manière joviale avant de continuer les hostilités.

La deuxième partie du concert sera la plus intense, les hits des premières heures du groupe s’enchaînant rapidement, laissant peu de répit à l’auditoire présent. Ainsi, on a le droit à des titres cultes comme ‘Arise’, ‘Inner Self’, ‘Refuse/Resist’ et l’énorme ‘Territory’ qui était à mon goût le point culminant du show.

Le temps d’un rappel avec ‘Trauma Of War’ du dernier album ainsi que ‘Ratamahatta’ où Derrick accompagnera le batteur aux percussions, que c’est tout naturellement que Sepultura finira par l’indémodable ‘Roots Bloody Roots’, qui réduira la fosse en véritable champ de bataille, le public étant partagé entre sauts, pogo et headbgangs. C’est sur les applaudissements d’un public conquis que le quatuor quittera la scène, en remerciant chaleureusement la foule pour l’ambiance bonne enfant qui régnait.

Après près d’une heure et demie de show, c’est sans surprise que Sepultura a su convaincre et prouver que c’est toujours une redoutable machine de guerre sur scène, et que les morceaux d’albums comme Chaos A.D resteront indémodables encore une paire d’année. Une soirée organisée par Sono-Light qui a su tenir toutes ses promesses.

 

Olivier No Limit:

Mercredi soir le Grillen (Colmar) jouait aux couleurs du Brésil, puisque cette petite salle accueillait Sepultura. Pleine comme un œuf, cette salle à taille humaine proposait pour commencer S-Core.

 Je les ai vu pas mal de fois et à chaque fois le mélange de Hardcore/Sludge/Thrash bastonne vraiment bien. Entre lourdeur ou au contraire accélérations nerveuses, leur musique et le plaisir qu’ils ont à la jouer fait, qu’outre les fans habituels, ils sont taillés pour ouvrir pour des groupes célèbres. La présence de Jean-Christophe Ketterer au chant y est pour beaucoup, mais le bassiste et les deux gratteux se donnent à fond. Quant au batteur, il martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait.

 

Setlist:

Process Engaged

Swallowed Will

Handful Of Nails

Greaser One

For My Rebirth

Rising Terror

Riot

Guardian Angel

Choose

In Memoriam

 

Et puis arrive Sepultura. C’est le pied de les voir dans une petite salle. Ils jouent dru, ils jouent fort, ils jouent groove. Paulo Jr à la basse, le seul membre originel, Andreas Kisser à la guitare, là depuis 1987! Ce dernier a endossé un faux maillot de coupe du monde avec au dos le nom de la meilleure équipe brésilienne: Sepultura.

Au chant, le très impressionnant et souriant Derrick Green et à la batterie le jeune et monstrueux Eloy Cassagrande. Ce mec est une bête, un cogneur de fûts d’exception: quelle frappe!

 Et l’ambiance est au rendez-vous: pas mal de titres du dernier album : The Mediator Between Head And Hands Must Be the Heart, mais aussi les éternels tels que 'Territory', 'Arise', 'Roots Bloody Roots' et bien sûr 'Refuse/Resist' qui sont devenus des classiques dans le rang des metalleux.

À l’écoute de ces hymnes, je me dis que là je les vois en chair et en os, ce groupe mythique qui depuis deux albums est revenu sur le devant de la scène alors que Max et son Soulfly tourne plutôt à vide en ce moment.

 Que ce soit La Laiterie ou Le Grillen, nous avons la chance en Alsace d’avoir de petites scènes qui font venir des groupes capables, pour certains, de jouer devant des stades. Je plaisante? Non, dans quelques jours je vais me taper Slayer.

En tous les cas les rois du Thrash Made In Brésil étaient là ce soir, devant un public surchauffé. Ils nous ont délivrés un Set sans faille, brûlant comme la braise! Comme à mon habitude, j’étais au premier rang pour prendre ma dose de Metal et par les temps qui courent, c’est comme une fontaine de jouvence.

 

Setlist:

The Vatican

Kairos

Propaganda

Impending Doom

Manipulation Of Tragedy

Convicted In Life

Dusted

Attitude

Dead Embryonnic Cells

Biotech Is Godzilla

Spectrum

Da lama Ao Caos

Inner Self

Territory

Arise

Refuse/Resist

Rappel

Trauma Of War

Ratamahatta

Roots Bloody Roots

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