/// Sin Session [Hellfest 2008]

Hotel de la Musique, Roubaix. (18/01/2008)

Publié le 18/01/2008 par Synthetic

Avant toute chose il est important de souligner que tous les groupes présents ont réalisé une très belle performance durant cette première partie.
Je dirais que le point négatif majeur provenait du léger manque de sérieux de l'organisation étant donné que les concerts avaient plus d'une heure de retard sur le planning annoncé ainsi qu'un gros défaut au niveau du matos : la peau de la grosse caisse en lambeaux, l'ampli basse défaillant, les retours inaudibles pour les musiciens...

19h passées, Tank arrive enfin sur scène. Venus tout droit de la région parisienne avec une setlist tout à fait représentative de leur "Tank Metal" : compos rapides et variées qui s'enchaînent avec une facilité déconcertante et une performance plutôt pas mal dans l'ensemble pour un groupe chargé d'ouvrir les festivités.
Une agréable surprise.

Après 30 minutes le groupe laisse place à Faloide.
Personnellement je me demande toujours ce qu'ils foutaient là. La seule chose à peu près correcte c'était la voix, je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour eux mais alors bonjour la catastrophe, trop sûrs d'eux ? Possible. Résultat rien en place, toutes les compos se ressemblent, ils ont leur public et on sent bien que ça leur suffit alors qu'ils feraient sans doute mieux de se pencher un peu plus sur leur son au lieu de se faire mousser comme ça.

Clampdown déboule ensuite sur scène avec un son particulier grâce à leurs guitares baryton. Des compos variées et bien ficelées si on fait l'impasse sur l'état vraiment limite du chanteur, une bonne mise en place des titres ainsi qu'un son d'ensemble plutôt bon. Le souci étant que la relation avec le public était pour ainsi dire inexistante et c'est bien dommage.

Decline of Humanity joue un metal lourd, carré, assez bien composé mais personnellement le chant m'a pas mal dérangé même si on s'y habitue relativement rapidement.

Ensuite mon gros coup de coeur de la soirée : Deep In Hate.
Amatrice de Brutal que je suis je ne pouvais qu'apprécier ce groupe parisien qui m'était totalement inconnu jusque là qui nous a servi un Brutal Death digne des plus grands.
Rien que pendant les balances on pouvait voir qu'on allait avoir a faire à un gros morceau.
Double pédale quasi permanente, blasts, roulements très très bien foutus etc. Rien d'étonnant alors d'apprendre que le batteur soit déjà endorsé si jeune parait il.
Avec un ensemble Basse/Batterie proche de la perfection j'avoue ne pas avoir vraiment fait attention aux grattes tant j'étais absorbée par le batteur pourtant il me semble qu'elles avaient un son un peu trop en retrait par rapport à la place qu'elles auraient dû avoir et le chant collait très bien avec la musique.

Et enfin la grosse tête d'affiche : Nirnaeth.
Que puis-je dire de plus ? Nirnaeth clôture la soirée avec un black death lourd, puissant, limite malsain mais qu'est-ce que c'est bon...
Comme à leur habitude ils font un set impeccable qui s'enchaîne à merveille, rien d'étonnant me direz-vous, on sent bien là le professionnalisme et la bouteille des membres du groupe. Le seul souci ne fût que de courte durée puisque l'on ne pouvait plus entendre Malaria sur le premier titre, problème qui fût vite réglé par leur ingé son, merci pour lui.
Ils ont le talent, la facilité, la bonne musique et en plus quand le public suit il n'y a plus rien à dire, 30 minutes de bonheur à chaque fois qu'ils jouent.
Merci pour eux.

Vainqueurs de la session :
Nirnaeth.
Deep In Hate.

[note: étant juge du concours je ne pouvais pas prendre de photos du live]

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