/// SOFY MAJOR + UNSANE

LA LAITERIE ( Le club) STRASBOURG (15/06/2016)

Publié le 17/06/2016 par olivier no limit

Juste trois dates pour UNSANE et même s’ils passent par le HELLFEST, dans le cadre des artefacts à Strasbourg,  ils font tout de même un crochet en Alsace, via la petite salle de LA LAITERIE, le club. 

 

Il y a des concerts qui comptent dans la vie d'un metalleux, des sets que l’on n’oubliera pas. Celui de ce soir restera gravé dans ma mémoire pendant longtemps. Pourtant nous ne sommes pas nombreux ce mercredi 15 juin:un peu plus d'une centaine. Faut dire, qu’à 50 mètres, dans la grande salle de la Laiterie, jouent HALESTORM et RAVENEYE. De plus il y a la coupe d'Europe avec la France qui rencontre la Roumanie. Mais je m'en fiche car ce soir je vais assister au set d'un groupe de noysy rock / hardcore culte et il n'y a que cela qui compte.

 

C'est SOFY MAJOR qui ouvre le bal . Originaire de Clermont-Ferrand, ces derniers ont officié en premier lieu dans un registre post-hardcore noisy aux élans screamo.  Ils ont sorti en 2015 leur troisième album "waste" , mais  j’avais chroniqué  leur deuxiéme cdalbum  « Idolize » en 2013. Voilà ce que j’en avais dit : » Ils délaissent le post hardcore au profit du Noisy. Ils ont même choisi comme producteur Andrew Schneider, celui qui s’occupe de…UNSANE. »

 

 Et là sur scène la magie se pose : le trio basse/batterie /guitare nous envoie une kyrielle de titres parfois sludge, parfois énervés avec souvent derrière de cette flagrance particulière qui n’appartient qu’à UNSANE. En fait ils prennent et détournent pas mal de genres à leur sauce, les plongeant dans un bouillonnement Noisy rock hardcore du plus bel effet. Ils sont en sueur, à fond dans leur trip, possédés du démon Noisy ! Basse énorme, frappeur de fut en transe, guitare entre traditionnel et dissonances. Vraiment bon.

 

Et puis tranquilles, les dieux sont là ! Et pendant une heure c’est le plongeon intégral dans l’univers d’UNSANE . Comment dire ? Ces mecs ont pris du rock ou du heavy et les ont torturé pour en faire une musique qui pèse lourd sur les épaules , te plongeant dans un univers angoissant et maladif le tout avec le feeling de musiciens hors des normes habituelles. Riffs répétitifs et obsédants, joué d’une manière vraiment à part, déglinguée, maladive, en quelque sorte et pleine de maestria ! Leurs notes embarquées dans des montées et des descentes inquiétantes, alternant passages dépouillés et refrains hurlants et fous.Un peu old school sur les bords mais tellement actuel pour le malaise que dégage leur musique.

 

 Mon pote Philippe, m’avouera en sortant de ce set qui ne durera qu’une heure, mais d’une telle intensité qu’on en est complétement vidé : " le batteur est un sorcier ».
 Faut dire que Vinny Signorelli marche avec une canne, mais qu’avec une seule grosse caisse, il envoie une sacrée leçon à tous ceux qui ne peuvent se passer d’une double. Et les deux autres ne sont pas en reste ! Chris Spencer hurle et joue de manière totalement possédée et le bassiste gronde et tressaute portant l'édifice sur ses épaules !Ils dégagent une énergie du Diable, à fond dans leur jeu. « Scrape », « Sick » « Commited », « Ha Ha Ha” se transforment sur scène en hymnes, en morceaux d’émotion à nue !Quel moment !

 

D'un seul coup cela s'arrête ! C’est déjà fini ça craint ! ils débranchent peinards leurs instruments et nous quittent . Je suis là en sueur comme si j'avais couru un marathon . L'émotion à nue !

 

Si un jour vous avez l’occasion de les voir allez-y. Ils sont à part !

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