/// Steel in Mind - Wild Dawn

Infrared - Orléans (12/10/2013)

Publié le 21/10/2013 par Mindkiller

Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez tous à quel point je mise sur le groupe Wild Dawn. Pas parce qu'avec le temps, les membres du groupe sont devenus des amis, mais parce que le travail qu'ils fournissent mérite une vraie reconnaissance. Si vous voulez en savoir plus sur leurs efforts studios, je ne peux d'ailleurs que vous inviter à lire les chroniques de leurs deux premiers albums présentes dans ces pages. Pour cette soirée, je retourne donc à l'Infrared. Là où, environ un an auparavant, les Wild Dawn avaient joué avec le groupe Australien Electric Mary. Mais cette fois ci, pas question d'être en première partie, loin de là. Le groupe vient pour mettre le feu et faire la fête puisque c'est sur cette date que les fans (ou Wild Crew pour les orléanais) peuvent se procurer leur nouvelle galette : Pay Your Dues. Un album qui, sans faire de chronique, révèle une vraie maturité pour le combo de nos jeunes orléanais, certainement car il est bien plus personnel que le précédent. Une release party donc ou le groupe est le clou de la soirée. Et quoi de mieux que de jouer à domicile, et surtout dans le bar / club qui est un peu le QG de tous les rockers de l'orléanais ?

Malheureusement arrivé trop tard pour Ethylosex, je ne verrais que le deuxième groupe, Steel In Mind, et de loin. Pas eu le temps de m'approcher d'assez près et d'accéder à la salle pour vraiment écouter ce qu'ils font. Il faut dire que l'Infrared, comme souvent quand les Wild Dawn sont présent, est plein à craquer. Un bon signe quand à leur notoriété. Cependant, Steel In Mind n'est pas en reste, ils délivrent, de ce que je peux entendre, un bon hard rock aux influences grunge. Pas déplaisant du tout, même pour quelqu'un qui n'est pas fan du style qui a Nirvana comme plus gros représentant. Une affaire à suivre donc, surtout que l'énergie et la fougue sont là pour prouver que le groupe n'est pas juste un groupe local qui joue dans son bar.

Après une descente difficile dans la salle, la faute à une fontaine à bière installée dans les escaliers qui est vraiment une très bonne idée, j'arrive enfin devant la scène. Un léger soucis technique fais que le groupe prend un peu de retard. Mais rien de bien méchant, et puis, ça fait monter l'hardeur du public qui, pour certain bien imbibé de bières, attendent de faire la fête avec la fierté locale. Et le groupe envoie tout. Si la majeure partie du set est consacrée à leur nouveau bébé, le premier album ne sera pas totalement oublié puisque quelques chansons en seront tirée comme Now or Never ou encore Old School Machine présenté par Romain comme étant son morceau préféré de Double Sided. Alors que dire du groupe que je n'ai pas encore dis ? Car il faut dire que ça doit être la 3 ou 4e fois que je les vois en moins d'un an. Tout d'abord, la voix de Greg. Autant sur album elle semble contenue, et pas toujours très à l'aise (mais bien mieux que sur Double Sided cependant) autant sur scène il se révèle. L'énergie du live est vraiment quelque chose qui lui va bien. La voix est bien plus en phase avec la musique, elle se veut aussi plus naturelle. Du coup, les bourrins qu'il contient en studio sont lâchés sur scène et donne du coup une ampleur phénoménale. Romain (lead guitar), lui est vraiment l'électron libre de la bande. Totalement habité par sa guitare, il nous livre des parties de guitares époustouflantes. Nous détenons avec lui certainement l'un des meilleurs guitaristes (qui sort de son garage pour jouer sur scène) du Loiret. Et quelle énergie délivrée. Imaginez un Angus Young de quelques 25 années, sans la crinière, en train de nous faire une espèce de danse rituelle avec sa guitare. Car son "jeu de scène" est vraiment ce qui va attirer l'oeil. Et quand on le voit à genous en train de communier avec un solo guitare à la fois mélodique et ravageur, on se demande quelle sorte de pacte il pu faire. Car il ne fait pas que jouer, il vit sa musique, la chante, comme si une partie de son âme sortait de sa guitare. Et à voir comme les gars sur scène transpirent, on voit qu'il n'est pas le seul. Mais louer les mérites de Romain sans s'attarder sur la partie rythmique serait une erreur. Car Alex et Morgan (basse et batterie) nous livrent eux une partie solide, carrée et mélodique. L'intro de Plague of the 21st Century en est la preuve.

D'ailleurs, parlons un peu de leur musique en elle même. Et surtout de ces morceaux issus de l'album sorti il y a à peine une semaine. Autant le premier album était bon, mais très varié. Autant les morceaux présentés sur scène forment un tout cohérent. On reste dans du hard rock sans (trop) s'aventurer sur les terrains plus lourd, à la limite du heavy de Zack Wylde. Alors certes, il y a toujours ce son bien lourd et gras lié au drop (qui m'aura fait regretter mes bouchons d'oreilles tant les basses étaient fortes à ce moment) mais la musique n'en est pas pour autant dans deux horizons différents. Ce qui est une nette progression rapport à Double Sided. Le public quand à lui, il connaissait déjà bien les chansons car cet album a été testé depuis Octobre 2012 sur la route. Mais les titres Back on Track et Sometimes sont ceux qui seront le mieux scandé par le public qui, quand il ne manifeste pas son enthousiasme par des pogos destabilisant le pit des photographes, slam au point que la scène voit son défilé de hardos, hurlera les titres. Ces deux titres sont aussi bien connu du public car sont les deux premiers single du groupe. Dont un diffusé il y a près d'un an. Enfin, que serait un concert des Wild Dawn sans la descente de Romain dans le public pour un solo. L'accueil est d'ailleurs toujours très bon, et surtout bien moins chaotique qu'un certain jeudi 20 juin 2012 où a la surprise du guitariste, il a du jouer en slammant (cf : Live Report HellFest 2013 - Jeudi / Vendredi).

Ainsi donc, le groupe nous aura donner une leçon de rock'n'roll ce soir. Et même si la jeunesse du groupe est réelle (moyenne de 25 ans), le travail et la qualité musicale n'en souffre pas pour autant. Un groupe qui nous montre toute son étendue sur scène et qui ravi le public qui les voit. Que ce soit la première fois ou non. Peut être pour ça aussi que le groupe a réussi à jouer en première partie de grands noms du Hard Rock, au warm up du HellFest et au RaismesFest.

Setlist :Bitter Mind, Now Or Never, Plague of the 21st Century Ain't Life Grand, Back On Track, Solo Romain, S.A.D Story, Sometimes..., I'm my Own Worst Ennemy, Better Days, Old School Machine, I've Got the Rock, Garden Of Madness (rappel)

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