/// Taake, Darkened Nocturn Slaughtercult, Hell Militia, Paragon Belial, Mourning Forest

L'Atelier Des Môles, Montbeliard (17/03/2012)

Publié le 26/03/2012 par Dzo

En ce samedi soir, nous revoilà partis en direction de Montbéliard, une fois de plus pour y gagner l’Atelier des Môles et participer à cette quatrième édition du Sequanian Fest, à l’affiche plus qu’alléchante.

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’Atelier des Môles est une petite salle située à Montbéliard, qui a été littéralement infestée ces derniers mois par l’association de La Horde Séquane, qui a pour seul et unique but de nous en foutre toujours plus dans la gueule avec des affiches qui font mal, très mal.

Et ce mini festoche de ce soir ne fait pas exception à la règle, bien au contraire. On y retrouve notamment les allemands de Darkened Nocturn Slaughtercult et en tête d’affiche, les norvégiens kvlt de Taake! Rien que ça!

Et le meilleur là dedans, c’est que Taake n’est pas en tournée en ce moment, non non non, ils viennent exprès en France pour cette date! Pour nous qui sommes à une petite heure de route de la salle, y a de quoi se sentir le roi du pétrole.

Vous imaginez donc à quel point cette affiche attire la convoitise, et donc du chevelu au passage, qui se déplace de toute la France afin de participer à ce concert. Des parisiens, des bretons, des allemands, les gens ont fait le voyage sans hésiter. C’est donc sans grande surprise que la salle est complètement blindée ce soir, et affiche quasiment sold-out, à un poil près.

C’est sous une chaleur écrasante que je pénètre dans la salle, et assiste au show de Paragon Belial (arrivé trop tard pour assister à Mourning Forest), un groupe de Black allemand que je ne connais que de nom. D’ores et déjà, il y a une bonne ambiance, le public semble plus que réceptif au black antichrétien du combo. Et il est vrai que leur performance était vraiment admirable pour une première partie.

Même s’ils jouent un BM plutôt conventionnel, leurs riffs et leurs rythmiques sont accrocheurs, et bien gras à souhait. Le chanteur a semblé apprécier la motivation du public, n’hésitant pas à les remercier chaleureusement. Ce sont des groupes qu’on n’a pas souvent l’occasion de voir qui mériteraient d’être bien plus connus que d’autres. Bref, très agréablement surpris.

Place ensuite à Hell Militia. Groupe de la scène parisienne où l’on retrouve notamment le bassiste de Temple Of Baal qui officie à la gratte, qui était ici il y a quelques semaines avec ces derniers (live report ici).

Les membres montent sur scène pour y faire les balances. La bassiste LSK, sans doute trop élitiste pour le public, lui tournera le dos en arborant fièrement ses lunettes de soleil. Cet élitisme a sans doute dû obstruer ses verres car elle manquera de se viander en s’emmêlant les pattes alors que le show n’a même pas encore commencé, comme quoi, sans rancunes, on est tous humain.

Quelques minutes après, des images en noir et blanc sont projetées sur un mur du côté de la salle, tandis qu’une intro est lancée. Hell Militia arrive au complet et se poste sur scène dans l’obscurité. Arkdaemon a bien du mal à rester statique, impatient de vouloir vomir ses riffs diaboliques et ambiances malsaines à la foule.

Le groupe commence son show de manière plutôt énergique. Ils s’en tirent pas trop mal au niveau du son, la setlist jouée est quant à elle plutôt percutante au début, mais perdra en intensité au fur et à mesure que le concert défile. Le groupe terminera sa prestation par un guest avec Hoest sur une reprise de GG Allin.
Pas mauvais, mais sans doute le groupe qui m’aura le moins convaincu ce soir. Je préfère écouter sur cd, je trouve la musique d’avantage prenante qu’en live.

Maintenant, il est temps de sortir l’artillerie lourde. Ou plutôt tout le matos à incantations, car c’est l’heure de Darkened Nocturn Slaughtercult. Et ce n’est pas eux qui vont faire dans la finesse et le raffinement.

Méconnu du public il y a encore quelques années, ce groupe monte clairement de façon exponentielle et fait parler de lui dans le milieu underground, tant pour sa musique que pour leur front-woman Onielar, au charisme certain.

Deux énormes crucifix inversés sont installés sur la scène, reliés par une barre métallique où est suspendu un grand pentacle. Deux cranes de bestioles sont également accrochés sur le haut des crucifix. L’ambiance est posée, les allemands ne sont pas là pour rigoler.
Je vais pouvoir prendre ma revanche du Party San de l’année dernière et essayer de les voir dans de meilleures conditions. Pas de chance, deux énormes Golgoths se plantent juste devant moi, direction donc un autre endroit de la scène.

Les lumières se tamisent, la fumée envahit l’Atelier des Môles, tandis que l’intro du morceau de ‘Saldorian Spell’ démarre. DNS débarque, maquillé de corpse paint et lourdement équipé de clous, avec en tête l’emblématique polonaise Onielar, à la crinière interminable. L’ambiance pesante et sataniste est là, mais le son est hélas relativement mauvais pour ce début de show.

Malgré tout, les morceaux sont bien exécutés, tout est à sa place, et une bonne setlist défilera comme ‘Nocturnal March’, ‘The Descent To The Last Circle’ (grosse tuerie), où encore la devenue culte ‘The Dead Hate The Living’.
Le show de la formation est parfaitement rôdé, Onielar jongle entre chants haineux et crachats de faux sang sur le public, tandis que les mâles à l’arrière plan suivent la dominatrice les yeux fermés.

Après à l’Atelier des Môles, il se passe toujours des trucs. La dernière fois, c’était le sang balancé par le clan Christicide dans la foule, cette fois, c’est un idiot de la fosse qui crache sur Oneliar car il s’est prit une faciale de sang. Du coup, entre coups de rangeos et mollards bien placés, la tension monte entre la chanteuse et la fosse.

D’ailleurs cette dernière passera un petit coup de gueule entre deux chansons. Malgré la qualité du son médiocre, le concert aura été de qualité, je n’ai pas du tout été déçu. Le côté primaire et bestial de DNS est bien ressorti, le groupe a su transmettre leur dévotion à travers leur musique lourde et froide.
Chapeau bas également au batteur, avec son jeu très rapide, carré et précis, qui n’a rien à envier aux cd. Une sacrée machine à blaster qui m’aura impressionné du début à la fin.

La soirée défile vite ; le temps de nous délecter de quelques passages de Celtic Frost en fond sonore et de chercher quelques binch, qu’il va déjà être l’heure d’accueillir la tant attendue tête d’affiche norvégienne de ce soir.

Écusson à l’effigie du groupe fièrement arboré en fond de scène, les musiciens de la bande à Hoest terminent les derniers préparatifs avant l’ultime assaut.
Puis le moment fatidique arrive. Taake débarque sur scène, toujours avec cette énergie et cette motivation débordante. Le bassiste porte un sublime collant ultra moule bite, tandis que Hoest arrive en dernier avec son regard vitreux dû à ses lentilles, couvert de son drapeau norvégien, puis balance ses hurlements sur ‘Nordbundet’.

Le show démarre à toute vitesse, tout le monde est motivé et pleinement satisfait d’assister à ce concert unique en France. Puis s’en suit la terrible ‘Ummeneske’ à la rythmique implacable et fracassante.

Le son est nettement meilleur que DNS. Le groupe a la pêche et donne tout ce qu’il a. La salle est plongée dans l’ambiance mystique des norvégiens; la chaleur est à crever mais malgré tout, ‘Hordaland Doedskvad Part III’ arrivera à me faire frissonner.
Hoest est une bête de scène, une machine infatigable qui hurle, saute, donne des coups de pieds dans le norsk wind et tapisse la salle de ‘Ouuueuuh’, devenus dorénavant aussi cultes que le personnage lui-même. Ce bonhomme a un charisme fou, et son comportement décalé apporte un truc au show qu’aucun autre groupe n’arrive à transmettre.

Le concert passe vite, le groupe jouera deux morceaux que je ne connais pas, mais remettront rapidement les pendules à l’heure avec ‘Hordaland Doedskvad Part I’ et ‘Nattestid Part I’.

Puis arrive la reprise de GG Allin, ‘Die When You Die’, au riff rock’n’roll ultra efficace! Malheureusement, la chanson sera carrément gâchée par le débarquement de toute la bande de Hell Militia sur scène, faisant perdre toute l’intensité du morceau.

Malgré que la setlist affiche que c’était le dernier morceau de la soirée, Taake nous en remettra une couche en jouant deux chansons supplémentaires, et ce n’est pas pour nous déplaire!

Pas de doute possible, Taake était le groupe de la soirée. Les revoir en concert était une fois de plus exaltant. La soirée se finira à proximité de Hoest et Oneliar qui poseront avec pas mal de mondes pour des photos.

Au final, une soirée excellente qui aura tenue toutes ces promesses, en même temps, avec une affiche pareille, il était dur de faire le difficile!
Un grand merci à l’association de La Horde Séquane d’avoir fait venir d’aussi bons groupes, et de se bouger autant pour satisfaire la scène Metal extrême. Peu d’associations en font autant, on ne peut donc que leur en être éternellement reconnaissant.

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