/// Wacken Open Air 2012

Allemagne (09/08/2012)

Publié le 12/05/2013 par Julien Bledwhite Photography www.facebook.com/bledwhitephotography

 

 

Pour l’année de la fin du monde, on ne devait sous aucun prétexte louper le « WOA » (le gros bébé soufflait ses 23 bougies). Avant de mourir dans l’apocalypse générale, je voulais revivre l’aventure WACKEN, et quelle périple ! En compagnie de deux apôtres, et à bord de notre limousine 5 portes (Citroën ZX, ouech t’as vu cousin blunk ), nous avons pris la route du Holstein en partant de Lyon le mardi soir, et en passant par le Luxembourg, histoire de faire le plein d’essence en prévision de la future bourlingue sur les autoroutes Germaniques.  C’est à ce moment si particulier que ma mémoire a choisi de me ressortir les belles phrases des années précédentes : « l’année prochaine on y va en avion, mais plus jamais en bagnole », hum…  L’avion attendra 2013, ou pas blunk

Let's go ! 1250 kilomètres et un sac de canettes de Monster Energy plus tard (je ne donnerai pas la liste des blagues vaseuses ni le nombre de Burger King engloutis en route), l’arrivée au festival est toujours le meilleur moment du voyage, particulièrement parce que tu as réussi à sortir vivant des interminables bouchons autoroutiers ! Après avoir retiré nos pass, on nous a redirigés vers l’aire de camping VIP n°2 parce que la première était pleine à craquer ; plus de 10min de marche pour arriver au bar / tente VIP avec le matos photo sur le dos, ce n’était vraiment pas vraiment une sinécure ! Il faut espérer que les organisateurs régleront ce problème récurrent pour l’édition 2013 en rapprochant cette zone de la première. Personnellement je me débrouillerai pour arriver le mardi à la place du mercredi, ça réglera le problème.

Après le montage du camp et quelques heures de sommeil, je suis allé faire un rapide tour du festival pour vérifier qu’il était toujours aussi « harder, faster, louder », je n’ai pas été déçu. Même en imaginant que tous les concerts soient annulés, les festivaliers n’auraient pas le temps de se faire chier à la vue du nombre de trucs à admirer. Spectacles pyrotechnique / électrique / mécanique à la Trash of the Titans Fields, catcheurs, démonstrations de combats médiévaux, jeux de force écossais, fanfare des pompiers municipaux, Non Food Area, l’ambiance du camping… la liste est longue, et je ne pense pas qu’en trois jours on aie le temps de tout faire.
Au niveau des scènes, la principale modification fut le déplacement de la W.E.T Stage à côté du Wackinger Village. Ce n’est pas un mal puisque souvent le son des True Metal /Black Stage était plus fort que celui de cette scène. Pour marquer le coup les organisateurs l’ont placée sous un gigantesque chapiteau (le plus gros d’Europe à ce que j’ai entendu, à voir.. ?).

 

 

 

Mon premier concert à été celui du groupe Skyline (+ special guests) (photo backstage du groupe) qui, comme une sorte de tradition, ouvre le festival le jeudi sur la Black Stage.  Comme à leur habitude, ils ont joué de bonnes reprises, comme par exemple Burn de Deep PurpleLong Live Rock ‘n’ Roll de Rainbow, et même Engel de Rammstein. La légendaire Doro  nous a fait l’honneur de chanter le  « Wacken Hymne » (We are the Metalheads)  ainsi que Raise Your Fist. Une bonne mise en bouche pour débuter le festos blunk

 

On enchaîne ensuite à 17h30 avec  Sepultura & Les Tambours du Bronx. A peine la scène installée, on sait que nos oreilles vont siffler ! Et en effet ça envoie du lourd dès les premiers coups sur les barils peinturlurés et rouillés. Celui du leader a eu son compte de coups de pieds et autres maltraitances à coups de baguettes. Malgré le fait que ce soit un concert de Sepultura, les Tambours réussiront à jouer trois titres bien à eux : Mixture en ouverture du show, ainsi que Requiem et Fever.

La setlist est assez longue (1h15), mais la qualité générale du son n’était pas extraordinaire, j’aurais espéré mieux pour un show pareil.

 

Dès que quelqu’un dit U.D.O,  ça sent bon le Heavy made in Germany à la sauce 80’s. Le chant unique de Dirkschneider confère un caractère teigneux et incisif à la musique du groupe. Pour fêter ses 25 ans de railleries d’enfer, il a eu l’excellente idée d’inviter ses copains. Doro fait une apparition pour  chanter en duo Dancing With An Angel,  alors que Mr Lordi vêtu de son éternel costume partagera la scène avec lui sur Break The Rules pour le plus grand plaisir des spectateurs.  D’anciens membres d’UDO se joindront au spectacle : Tomas SmuszynskyAndy SusemihlMathias Deih, et même son fils Sven.

Accept n’étant jamais bien loin, les titres Metal HearthBalls To The Walls et Princess Of The Down ont résonné dans nos tympans, chose qui n’avait pas eu lieu lors de la tournée précédente.
Après 25 ans de carrière solo, Dirkschneider  est toujours en forme et arrive à communiquer facilement son énergie à la foule ; la retraite n’est pas pour demain et c’est tant mieux.
UDO über alles !

 

20h45 sonne l’heure pour Saxon d’aller  sur scène ; déchainés comme il se doit avec en ouverture Heavy Metal ThunderByff et son gang déchirent tout en envoyant des riffs ravageurs accompagnés d’une batterie qui tape fort et réchauffés par des flammes de plusieurs mètres. Toujours aussi sympa, Byff communique aisément avec le public et a toujours une bonne phrase à sortir. La foule est à son comble lorsque Neil Glocker  effectuant son solo, s’élève au dessus de la scène dans une myriade d’étincelles.

La setlist reste efficace et traditionnelle, avec entre autre 20.000FtCrusaderWheels Of Steel et surtout Motorcycle Man. Pour le rappel les vieux loulous nous ont gâtés avec Strong Arm of The Law, 747 (Strangers in the Night), et pour finir Princess of The Night.

 

Il revient à Volbeat l’honneur de terminer la soirée. Unique date en Europe en 2012, le concert se devait d’être au top. Ce fut le cas grâce à une scène installée sur deux niveaux accompagnée d’un gros show lumière. Le charisme de Michael Poulsen surexcite la foule et pousse les autres membres du groupe à donner le meilleur d’eux même.
D’illustres invités se sont joints au show; Mille Petrozza  de Kreator est venu brailler  sur 7 Shots en compagnie de Michael Denner de Mercyful Fate. Ensuite un contrebassiste viendra groover sur 16 Dollars, et Barney de Napalm Death sera là pour les couplets d’Evelyn.

La setlist est principalement composée de titres du dernier album en date. Les éternels Sad Man’s Tongue et Guitar Gangster & Cadillac Blood sont de la partie. Il y a même eu une chanson exclusive du prochain album.

 

Le vendredi, je décide d’aller m’imprégner  de l’ambiance du gargantuesque camping avant les concerts. J’avais hâte de découvrir les folies que les festivaliers pouvaient imaginer pour embellir leur séjour. En me promenant j’ai été frappé par le dernier truc à la mode : la douche horizontale assis dans un canapé ; le principe est simple : un énorme aérateur industriel était placé à 4/5m du canapé, et pendant que les zozos posaient leurs fesses un gars versait une bassine de 10l de flotte bien crade devant la soufflerie. Effets garanti, et c’est du vécu blunk

 

Ayant été invité à investir le camp des créateurs de cette douche, j’ai constaté qu’ils ne manquaient de rien. Enceintes de concerts, remorques aménagées, bar privé, baby foot, sonnette d’entrée, cimetière personnalisé, chiottes tuning…  et le détail qui tue : une voiture barbecue !!!  C’est tellement énorme que la télé Allemande à fait un reportage de plusieurs minutes juste sur cette bagnole.

 

En vidéo : www.ndr.de/unterhaltung/events/wacken/wacken2233.html

 

 

Après quelques bières au bar du camp, je suis parti en direction de mon premier concert du jour : Overkill. N’étant pas un grand connaisseur du groupe, j’ai apprécié le concert sans être trop critique. Bobby « Blitz » Ellsworth, ravi d’être à sa place, envoie toute son énergie en direction de la foule tout en esquissant quelques sourires entres deux chansons. Les musiciens sont efficaces et carrés et ça envoie du lourd. Ils se donnent à fond et ça fait plaisir à voir.

 

Après un passage au bar VIP pour recharger mes batteries et geeker sur internet (bah oui, faut bien se tenir au courant), je cours jusqu’à la True Metal Stage pour profiter du concert anniversaire d’Hammerfall.

Pour un show anniversaire, ça n’en portait que le nom, juste histoire de fêter les quinze balais. Pas de chansons spéciales, aucun guest, un show presque normal si on oublie qu’on est au Wacken
Mis à part ça, le concert est très bon, le groupe joue ses classiques ainsi que des chansons du dernier opus. L’effet sur le public s’est fait ressentir puisque tout le monde chantait en cœur les refrains des tubes comme Heading The CallAny Means Necessary, et bien sur l’éternel Hearth On Fire  qui a clôturé le spectacle. Un bon concert avec une très bonne ambiance, on s’en souviendra.

 

21h00: Black StageDimmu Borgir & Orchestra! C’était LE concert à ne pas louper. Qu’on aime ou pas, les Norvégiens ont vu les choses en grand en jouant avec l’orchestre philarmonique de Prague plus des choristes. Ca risque d’en avoir surpris plus d’un d’entendre du black metal aussi mélodieux blunk
Les musiciens ont joué le jeu puisque certains étaient maquillés, d’autres était à fond dans la musique ; ça doit les changer de l’inflexible et austère répertoire classique.
Le groupe quant à lui joue ses grands classiques mais enrichis d’une dimension nouvelle grâce à l’orchestre et aux chœurs. Xibir  ouvre le show, suivi par Born Treacherous et Gateways. Après cette intro réussie, la chanson Dimmu Borgir en version orchestrale / chœur nous donne un frisson de puissance symphonique, on se demande même ce que J.B LullyCharpentier, ou encore Haendel en auraient pensé. Le concert s’enchaine avec la setlist habituelle, sans grande surprise, mis à part Perfection or Vanity en outro orchestrale. Quelques effets pyrotechniques sont venus mettre du piment dans le show.
Sans doute l’un des meilleurs concerts de cette édition 2012.

 

A cause de quelques problèmes techniques,  ainsi que du déménagement le dimanche de nôtre bon et loyal chauffeur, nous avons décidé de partir le samedi en début d’après midi ; à contre-cœur, croyez-moi.  Ce report s’arrête donc ici, je conclurai sur le fait que ce festival est génial. La rigueur et la prévoyance Germaniques nous donnent tout le nécessaire pour passer un séjour plus que parfait (malgré le temps assez capricieux). Mon seul reproche est qu’ils n’aient pas prévu quelque chose à étaler dans les lacs de boues sur la zone des scènes, alors que les autres années ils y avaient pensé. En tant que photographes, nous apprécierions aussi que les casquettes de scènes soient plus longues de 2/3 mètres afin d’éviter de se prendre des piscines de flottes lorsqu’il pleut (l’électronique et l’eau ne font pas bon ménage) !
Je vous donne rendez-vous au WOA 2013 pour de nouvelles aventures pleines de bières et de gadoue blunk

Stay rock !

 

 

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