/// WASP

La Laiterie, Strasbourg (15/11/2012)

Publié le 18/11/2012 par Dzo

Voilà une date évènement qui était à ne pas rater, puisque ce soir nous allons assister au show de WASP, à l’occasion des trente ans d’existence du groupe.

 

1982 - 2012

 

Pour cette tournée, Blackie Lawless promettait du lourd, avec notamment la durée des shows poussée à 2h et une setlist qui retracerait l’ensemble des albums marquant de la carrière de WASP, autant dire qu’il y a de quoi faire quand on connaît les nombreux hits que regorge l’une des bandes les plus controversés des années 80.

Strasbourg, ville absolument insupportable pour trouver une place de parking, surtout dans la zone de La Laiterie. Il nous aura fallu une bonne vingtaine de minute avant de pouvoir se garer, et n’étant déjà pas franchement en avance, cela aura pour conséquence de louper l’intégralité de la première partie. Mais très sincèrement, ça ne m’a pas traumatisé.

Le temps d’observer le merchandising kitchissime proposé (dont une chemise avec le logo brodé du groupe pour 80 euros, des amateurs?) et de chercher quelques bières, qu’il est temps d’essayer de bien se positionner dans la salle.

Quelques minutes d’attente plus tard, les lumières se tamisent, tandis qu’une intro retraçant les plus gros hits du groupe retentit, le tout sur un fond de sirène. Deux écrans géants sont dressés de part en part de la scène, plus un troisième projeté en fond, où défilent les clips et diverses autres images relatives à WASP.

La Laiterie est vraiment bien blindée ce soir, du monde a répondu présent pour cette tournée mondiale (qui sera peut-être la dernière?), toutes les générations y sont représentées, du petit jeunot au vieux hardos nostalgique de l’époque des premiers opus.

Le groupe investit la scène, avec Mister Lawless en dernier arrivant, vêtu de ses bottes beiges à frange et de son collant moule-bite. Le public est gonflé à bloc et acclame ce dernier à sa juste valeur, sûrement aussi content que soulagé que le groupe soit bien sur scène ce soir et n’ait pas annulé sa prestation au dernier moment comme c’était le cas à Lille quelques jours auparavant, pour des raisons encore obscures.

Dès les premières notes jouées, le groupe prouve que du haut de ses 30 ans de carrière (enfin seulement Papy-Blackie, unique rescapé du line-up de la grande époque), WASP a toujours une pêche incroyable et envoie le bois.

Un son plutôt bon, la voix de Blackie toujours aussi impeccable, ses acolytes sont survoltés, tous les ingrédients sont là pour passer un putain de bon moment. Et la setlist aussi! Très percutante, WASP interprète les meilleurs hits de sa discographie, de ‘I Wanna Be Somebody’ à ‘Wild Child’ en passant par l’indétrônable opus ‘The Crimson Idol’ qui regorge de ballades diablement efficaces.

wasp 1

Afin de jouer un maximum de tubes (et dieu sait qu’il y en a avec WASP), les américains joueront plusieurs morceaux en medley comme l’excellente ‘The Real Me’ ou ‘Forever Free’, tandis que les clips défilent sur les écrans géants. Dommage que ces derniers ne soient pas interprétés dans leur intégralité, mais bon, Lawless n’est plus tout jeune, son visage boursouflé et son triple menton sont les témoins du temps qui a passé, saupoudré de drogue et d’alcool en excès.

Vient le moment de la période ‘The Crimson Idol’, sûrement l’album le plus complexe de la discographie bien fournie de WASP. Le groupe débute sur ‘The Titanic Ouverture’ qui sera amputé par ‘The Gypsy Meets The Boy’, toujours en medley. Dommage une fois de plus, ces deux morceaux méritaient amplement d'être joués en entier...

Moment fort quand ‘The Idol’ et ‘The Great Misconceptions Of Me’ sont joués tandis que 'The Story Of Jonathan' défile sur les écrans; décidément ces chansons n’ont pas pris une ride. Je m’attendais à ce qu’ils jouent ‘Arena Of Pleasure’ ou ‘Chainsaw Charlie’, mais en vain malheureusement. C'est la seule chose que je peux reprocher au groupe, c'est que la setlist, même si très efficace, se voit tout de même amputée de morceaux clés comme ceux que j'ai cité.

 On aura également le droit à un solo de batterie de Mike Dupke tandis que des images de Nascar et de Dragster sont projetées, le tout sur un genre de klaxon récurent assez improbable. Bizarre comme moment, même si le solo était plutôt réussi.

Étonnamment, pas de ‘Crazy’ ou autres chansons des derniers albums du groupe, si ce n’est la très prenante ‘Heaven's Hung In Black’ de l’album ‘Dominator’ vers la fin du show. Le groupe a visiblement décidé de viser l’efficacité en jouant principalement les chansons des cinq premières galettes.

WASP terminera sa prestation sur l’énorme ‘Blind In Texas’, reprise en cœur par le public qui en redemande toujours plus. Le groupe quitte la scène sous les acclamations du public, ravi d’avoir fait un bon en arrière dans les années 80 avec des compos toujours aussi énergiques et efficaces.

A peu près une heure et demi de concert qui sont passées bien trop vite, voir des morceaux comme ‘The Manimal’ ou ‘Inside The Electric Circus’ aurait été parfait, mais WASP a rempli sa part du contrat avec brio. Par contre, on n’arrive pas aux 2h de show promis, bien dommage ça par contre, voir un peu frustrant, surtout que le prix de la place n’était pas donné (30 euros le soir en caisse).

On aurait volontiers apprécié de voir de la barbaque sur scène comme au tout début de l’existence du groupe, l'indétrônable coque moule-bite de Blackie, voir le logo du groupe enflammé au dessus de la batterie, un show un peu plus burné et audacieux en souvenir de cette époque que les jeunots comme moi n’ont pas connu, mais au final, WASP me laissera tout de même un très bon souvenir de son passage à La Laiterie ce soir.

Aucun doute, WASP restera un groupe de Heavy totalement culte!

 

Setlist:

On Your Knees / The Tortures Never Stops / The Real Me medley
LOVE Machine
Wild Child
Sleeping In The Fire / Forever Free medley
I Wanna Be Somebody
The Titanic Ouverture / The Gypsy Meets The Boy medley
The Idol
The Great Misconceptions Of Me
Solo batterie
Heaven's Hung In Black
Blind In Texas

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