C’était à nouveau à la locomotive, Grand bastion de la scène metal parisienne, qu’a eu lieu ce concert. Et pour cette soirée « Love metal » le public a répondu présent, public légèrement différent de ceux que l’on cotoit généralement en concert metal, plus sage et peut-être plus agé, mais surtout nettement plus féminin.
Jadallys, surprise de la soirée car non annoncé sur l’affiche ouvre le bal.
Musique foncièrement décalée, le groupe aura du mal à trouver son groove. Un manque de feeling apparant qui rend encore plus difficile d’accès les compositions de ce groupe dégenté.
On regrettera que le guitariste fut quelque peu crispé et que la chanteuse, entre braillements et chuchottements inaudibles, car un peu trop à fond dans son délire fut trop loin de la musique.
Mais le jeu élégant du bassiste réussit tout de même a sauver les meubles et suffiera à arranguer les quelques allumés de la salle. Ouf pour cette sorte de Rita mitsuko du metal qui n’aura que moyennement chauffé la salle pour la suite.
Une atmosphère que mettra environs 4 secondes à décoincer Magica. Tout sourire les roumains entrent en scène et dégagent un rare plaisir de jouer. D’une part leur joie est des plus communicative mais surtout leurs compositions prennent une toute autre envergurent en concert. Puissance redoublée, jeu de solo synthé/guitare envolé et chanteuse des plus agréable. Magica révèle alors pourquoi il s’est appelé ainsi. Le groupe en aura charmé plus d’un par son heavy melodique qui bien que classique vaut son pesant d’or en concert.
Une poignée de minutes plus tard les regards se portèrent sur Liv Kristine et son groupe. Paréé d’une belle robe rouge et malgré un léger coup de vieux (de l’eau a coulé sous les ponts depuis les début de theatre of tragedy), la chanteuse n’a pas perdu de son charme angélique (par contre il faut arrêter les signe de la bête, c’est ridicule) surtout en ce qui concerne sa voix si caractéristique.
Ne le nions pas Leaves’ eye présente une musique édulcorée et facile, mais le public était peut-être venue chercher cela. Seulement le chanteur (le marie de Kristine) est un chanteur guttural des plus médiocre (heureusement qu’il n’est la que pour donner un petit plus au groupe) et certaines longueurs et répétitions vinrent aussi noircir le tableau.
De plus le formidable chanteur a une manière des plus douteuse de faire bouger la foule, par exemple nous parlant de foot en plein concert (avec presque la moitié de femmes dans la salle le succès était garanti).
Mais on ne retirera pas au groupe d’avoir su envouter la salle, notamment grace aux très réussis « Ocean’s way », « Norwegian lovesong » et « Into your light ». Un bon show pour celui qui fut le dernier de la tournée.
The old dead tree prendra plus de temps que ses prédécesseur pour se préparer (pourquoi ce rideau au fait, grosse tête ou bien … ?). Mais malgré cela, le groupe souffriera d’un son plutôt médiocre durant sa prestation. Dommage car après quelques titres pour se chauffer les cordes (vocales notamment), la formation aura réussit à placer nombre d’émotions dans ses titres.
Et même si il pêcha ce soir par un manque de puissance et un surplus de guimauve, le génie de the old dead tree fesait que le public était conquit d’avance.
Pour ce qui fut le dernier concert d’un des deux guitaristes, le groupe s’en est bien sortis, surtout pour les rappels avec trois excellents titres brillament exécuté. Le rock metal des 5 français jouit d’une diversité attrayante et si le chanteur est tout de même moins convaincant en concert qu’en studio il reste tout de même très bon.
Une soirée qui aura tenu ses promesses.
Darkgrinder