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METAL THERAPY FESTIVAL (Amnéville)
Metal Therapy Festival - Amnéville


C'est dans la jolie ville d'Amnéville qu'avait lieu la 3ème édition du Metal Therapy Festival. Exit Woippy et bonjour le Galaxie qui présente une structure dernier cri, avec vaste espace extérieur, grands gradins, et hall accueillant. C'est d'ailleurs dans ce hall que se tiennent tous les stands de merchandising (t-shirts, fringues et déco goth, bijoux et des tonnes de cds), bars et stands de bouffe.
L'immense salle propose 2 écrans géants et une mini scène prévue pour le concours d'Air Guitar.
Bref, pour cette année l'organisation (Evolution Prod) a mis le paquet!

J'arrive sur les lieux vers midi et je rate déjà les 2 premiers groupes Inhatred et The ARRS. Je me console en attendant de pied ferme Manimal qui délivrera un show énergique. Leur style original navigue entre fusion, trash, death et hardcore. Un mélange explosif qui fera son petit effet auprès du public sans pour autant le saisir aux tripes. Il faut dire qu'il encore tôt et que les metalleux préfèrent se mettre en condition vers les bars qui déversent ses fûts à vitesse grand V.

C'est au tour de Scar Symmetry de prendre les commandes et ce groupe est sans doute LA découverte de cette journée. Abordant un style atypique mélangeant Death et Heavy, Scar Symmetry s'en sort avec les honneurs mais beaucoup regretteront définitivement l'absence de Hate Eternal, prévu à l'origine à cet horaire.

One Man Army et son Trash Death Old School fait une entrée sur scène en grande pompe et le public ravi commence à se défouler. Le leader Johan Lindstrand, ancien hurleur chez The Crown, a un vrai don pour arranguer la foule et faire démarrer les premiers slams. Une prestation qui rattrape celle du 15 jan à Strasbourg où le quintet avait baclé leur set. Dommage cependant qu'ils aient zappé leur reprise de Metallica, cela aurait enfoncé le clou.

Au tour des excellents Blockheads de faire table rasse des pogos. Dès la première note, le public s'embarque dans une folie psychotique qui va donner du fil à retordre aux types de la sécurité. Leur show détonnant provoque un immense pogo où il vaut mieux soit être sobre pour tenir debout, soit complètement pété pour ne pas sentir la douleur des coups. Toujours autant revendicatifs, Blockheads ne laisse personne indiférent! Grindcore jusqu'au bout, le chanteur Xavier se donne à 100% allant jusqu'à sauter dans le public. Blockheads est sans équivoque le groupe français de Grindcore le plus persuasif.

Arrive ensuite The Old Dead Tree qui va calmer les esprits avec son heavy mélodique torturé. Un show au final peu énergique mais qui a le don de transporter le public dans un univers apocalytique et funeste. Une bonne dose de mélancolie en somme.

Un peu plus tard c'est au tour de Dagoba de se donner corps et âme pour un public presque déjà entièrement acquis à sa cause. Les metalheads s'en donne à coeur joie de sautiller sur les titres "Die Tomorrow" ou "It's all about time". Ne connaissant pas plus que ça la musique de Dagoba, je me suis prise la claque de la journée. Leur charisme et leur jeu de scène à l'américaine font de Dagoba le meilleur espoir de la scène metal française!

Dernier groupe français à investir la scène du Galaxie : Gojira. Depuis quelques mois (plus précisemment depuis la sortie de Mars To Sirius, il est indéniable que Gojira est le groupe incontournable du moment. Mais c'est bel et bien sur scène que le groupe prend toute sa dimension. Le public est conquis et leur réserve un accueil exceptionnel.
Leurs riffs si pittoresques et leurs compos insolites font mouche à tous les coups. Sans mise en scène et sans fioriture, Gojira s'impose en leader de la scène metal underground de notre contrée.

Amorphis prend possession des lieux et c'est avec admiration non dissimulée que les quelques 2000 metalleux accueillent les finlandais. Un rapide coup d'oeuil et il est temps pour moi d'investir les loges réservées à la presse.

Le temps d'avaler quelques bières pour me préparer au concert de la soirée qui me tient le plus à coeur : Soilwork! Un set list fulminant qui va faire jumper la foule et déchainner le pit. Seul regret : l'impassibilté de Bjorn "Speed" Strid qui se contente de donner une prestation carrée et banale. Bjorn encourage à plusieurs reprises la fosse à former un circle pit. Sans succès! Cela n'accrédite cependant pas son droit à faire des doigts d'honneur au public! Ola Flink, le bassiste lui est dans un tout autre état d'esprit : ayant manifestement abusé de l'alcool, celui-ci s'adonne à des petites chorégraphies plutôt comiques et manque de régurgiter plus d'une fois sur les côtés de la scène. Ah ces suédois! jamais les derniers pour le lever le coude!

Hypocrisy sort le grand jeu avec un excellent backdrop et des effets de lumières éblouissantes. L'excellent et le charismatique Peter Tagtgren mène le bal et nous délivre un show implacable avec des titres particulièrement mélodiques et accrocheurs triés sur les volets des albums "Catch 22", "Into the Abyss", "The Arrival" et quelques titres de leur dernière mouture "Virus".
Inutile de vous préciser que le public exulte à chaque riffs de mister Tagtgren. Horgh (ex-Immortal) martelle ses fûts avec fougue et donne à la foule sa dose de blast.
Presque 1 heure de bonheur pour un set hélas trop prévisible (une ptite song de Pain aurait été la bienvenue)et comme à l'accoutumé, le combo clos son set par le titre "Apocalipse" qui fait toujours son petit effet.

Il n'est pas loin de minuit lorsque les black metalleux de Mayhem assiègent la scène. Les puristes du genre se bousculent au premier rang pour approcher au plus près le groupe qui a souvent défrayé la chronique par ses facéties scèniques. Cependant il apparait nettement que le groupe s'est assagi depuis le départ de leur ancien leader "Maniac". Aucune tête de porc, ni de poche de sang et encore moins de couteau ou autre fil barbelé. Bien que le nouveau chanteur n'ait pas l'air commode, il daigne esquisser quelques sourires. Les gimmics et les provocations auront fait la réputation de Mayhem et ils ont judicieusement su passer à autre chose, préférant se focaliser sur la musique. Attila aurait cependant dû s'abstenir de se maquiller, enfin "maquiller" est un bien grand mot, je parlerais plus de barbouillage. En résumé, je dirais que Mayhem aura procurer 1 heure de pur bonheur aux black metalleux et 1 heure de déluge sonore horripilant pour tous les autres.

Le dernier groupe Moonspell reçoit un accueil plus ou moins chaleureux, la fatigue et l'état d'ébriété avancé d'un certain nombre de metalheads aidant. Fernando et ses acolytes feront abstraction du fait que la salle se vide à vu d'oeuil et délivreront un show dynamique, sobre et captivant. Moonspell se focalisera surtout sur les derniers albums que sont Darkness and Hope, The Antidote et Memorial ("Blood Tells", "Finisterra"), grosse déception donc pour les fans de la première heure. En guise de consolation, nous nous délectons de quelques vieux titres tel que "Awake" ou "Mephisto" (concernant l'album Irreligious) et "Vampiria" (concernant "Wolfheart"). Rien concernant "Sin Pecado" et "The Butterfly Efect" et ce malgré nos grands et élogieux appels. Le set se termine par "Under The Moonspell" titre qui va achever de bonheur le pit.

Il est plus de 2 heure du matin lorque le rideau se referme. Il est temps d'aller lorgner du côté des loges et tout le monde semble également bien ereinté de cette longue journée.

Petit encouragement pour l'innitiative du concours d'Air Guitar qui nous a tous fait bien rire (le présentateur y était pour beaucoup et clin d'oeuil spécial pour les déluges des "ta gueule!" :)

Un grand merci à toute l'équipe d'Evolution Prod pour leur sens de l'accueil, de l'organisation et de programmation!
Merci également à Pierre et Overcome Records pour l'interview de Blockheads!
Vivement l'année prochaine!

Withinsylvia



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