Ca commence avec Demia groupe de métal rock originaire des pays bas. Un premier album prévu en septembre, produit par..Logan mader (ex Machine head). Pas mal, efficace et assez inspiré de groupes comme chimaira, Machine head. Quelques faiblesses du coté chant et encore un manque de maturité. Cependant un bon moment, un groupe plein de promesse.
Ensuite arrive Zuul fx, groupe français. J’en avais entendu parler mais ne connaissait pas. Dans la veine de Machine head et Fear factory (dont ils firent une reprise). Un charisme impeccable, un chant puissant et rageur, une section rythmique assassine et des riffs lourds, style plomb en fusion, alliant dextérité et précision. Comment en prendre plein la gueule pour pas un rond et en redemander. Vraiment un groupe à suivre.
Et puis arrive Pro pain et là mes aïeux, les pionniers du metal hardcore estampillé New york, nous ont donné une leçon de pure énergie, de force de frappe imparable et communicative. Leur logo, un poing fermé, est tout à fait à l’image de leur musique. Gary meskil, le leader bassiste/chanteur planté devant le micro, de sa voix rageuse, pendant 90 minutes, n’a eut qu’un mot d’ordre : nous faire partager son plaisir. Maitrise et puissance, droit dans le mur. Tout y était : Tom Klimchuck avec ses solos incisifs, bien heavy, une guitare rythmique grasse et furieuse, un batteur métronomique et infatigable. 15 ans qu’ils tournent, avec 10 albums (dont les morceaux du petit dernier « Rage of tyranny » ont été à l’honneur au cours de ce set)
Comment se fait il qu’un groupe pareil ne soit pas plus connu ? Dans un autre style, Motorhead (dont il y avait pas mal de T shirt dans la salle), à force de tourner est devenu un groupe culte qui maintenant rempli de grandes salles. J’espère que c’est le sort qui attend Pro pain. En tout les cas, si un jour ils passent par chez vous allez y les yeux fermés : c’est du pur bonheur. Ce soir ils revisitèrent des albums comme « act of god », « Foul taste of freedoom », « Contents under pressure », pour notre plus grand bonheur, alternant rythmes lourds et pulsations ultra speedés. Pogos et sueur. Un long rappel, du plaisir aussi bien dans la salle que sur scène, et puis s’en vont…
J’ ai mal aux cervicales, mon T shirt est déchiré et trempé, mais je m’en fous, j’ai revu Pro pain pour la quatrième fois et le reste a peu d’importance.
olivier no limit