INSPECTOR CLUZO : Arrivé en retard, je n’ai rien vu de leur set, cependant j’ai entendu le plus grand bien de ce duo français (batterie plus guitare) jouant un rock teinté de stoner entre influences des années 70 et des 90, le tout saupoudré de dextérité musicale et d‘un poil de folie. Dommage.
NO USE FOR A NAME :Bien qu’étant un des plus vieux groupes de punk rock américain, je n’ai pas été transcendé par leur musique. De l’énergie il y en avait, balancée à coup de tempos bien speedés, mais tout cela sonnait trop pop pour mes petites oreilles. En fait un punk rock pop un milliard de fois entendu. Cependant, devant la scène, un public assez jeune pogotait d’importance et semblait prendre son pied. Il en faut pour tous les gouts.
DUB TRIO : Un trio instrumental Américain qui va nous délivrer un mélange de dub (version instrumentale du reggae), à coup de grosse basse, de Delay, de phasing, tout en y mélangeant de puissants riffs metal et rock, le tout saupoudré d’ambiances atmosphériques. Pas mal du tout.
INFECTIOUS GROOVE :
Le grand retour.
Un concert où le duo basse/ batterie a été le nerf de la guerre. D’emblée, dés les premières notes, s’impose un bassiste monstrueux de technique et de groove qui n’as pas à avoir de complexe au fait d’avoir remplacé Robert Trujillo (même si ce dernier est unique). Quelle leçon de basse. C’est réellement lui qui a propulsé tout le concert appuyé par Eric Moore : un grand et gros black, à la batterie minuscule et qui a prouvé une chose dont devrait se rappeler quelques batteurs : pas la peine d’avoir pleins de futs partout pour être un bon musicien : …il la prouvé avec une maitrise pleine de talent.
Deux guitaristes, l’un plus metal (Tim Stewart), l’autre plus funky (Dean pleasant) envoient des riffs et des rythmiques alliant groove, finesse et puissance. Et puis Mike Muir assurant son poste de front man, haranguant une foule survoltée de fans impénitents avec sa faconde habituelle. Moins démonstratif que quand il joue avec Suicidal Tendencies (dont le logo était un peu partout), se fondant dans l’ensemble du groupe et faisant d’Infectious Groove un groupe à part entière.
« Get united », « boom boom boom », « good time, violent and funky » (qui résume bien l’ambiance de cette soirée), « punk it up » furent quelques uns des titres joués ce soir là. En rappel un morceau de Suicidal « subliminal » chanté par un des roadies.
J’étais venu à ce concert pour passer un bon moment et voir Muir dont je suis un grand fan. N’étant pas un excité de funk metal, j’en suis pourtant ressorti surpris et conquis par tant de maestria, de puissance et de groove. Quand à l’ambiance dans le public, elle fut torride.
olivier no limit