Excellente initiative que cette soirée organisée par la boutique New Rock France en cette fin de dimanche humide. Les gens se sont déplacés en masse et il faut bien dire qu’un concert d’Anorexia Nervosa à Paris, en tête d’affiche et sur invitation, ça ne se loupe pas !
Une heure et demi après l’ouverture des portes, Wallenberg a la responsabilité d’ouvrir la soirée sur une scène de la Loco à laquelle une extension a été rajoutée pour les besoins du défilé de fringues et chaussures. Alors soyons direct, je ne connaissais pas Wallenberg avant ce dimanche soir, j’ai découvert leur musique à cette occasion et rien ne m’a captivé. Du Goth… qu’en dire de plus ? Un set horriblement long (plus que celui de la tête d’affiche, c’est normal ça ?) et répétitif, bref on est content de voir le groupe quitter les planches.
Après le défilé New Rock modeste mais sympathique, Undercover Slut revient donc à la Loco après y avoir mis les pieds (cette fois aussi en ouverture d’Anorexia) il y a 2 ans. Forts de la sortie de leur premier album « Communism is Fascism » ainsi que d’une tripotée de dates aux States, on attendait beaucoup des 4 parisiens. Et bien celles et ceux qui, comme moi, apprécient Undercover Slut sur disque et s’attendaient à être satisfaits de leur prestation live de ce soir auront certainement été très, très fortement déçus ! Malgré les riffs Rock N’Roll de titres tels que « Darling Darling » ou « Ecstasia in our Enema » et un jeu de scène motivant du duo basse et guitare, on ne retiendra que 3 points de ce set : d’abord un son de gratte infâme, sale et désagréable, ensuite un chanteur décevant à la voix criarde abrutissante, et enfin une trop courte durée de la prestation (encore que…). Grosse déception…
Heureusement la tête d’affiche de ce soir est un monstre qui ne se permet pas ce genre d’erreurs ! Anorexia Nervosa prend donc la scène d’assaut sur fond d’intro suivie du titre « Worship Manifesto » extrait de leur dernier bijou studio « Redemption Process ». Le groupe fait preuve une fois encore de professionnalisme et d’efficacité, enchaînant ainsi certains de ses grands classiques tels que « Le Châtiment de la Rose », « The Red Archromance », le toujours très réclamé « Stabat Mater Dolorosa » et le désormais classique « Sister September » en guise de clôture du set. Mr Hreidmarr ne fatigue toujours pas et sa grande prestance scénique respire toujours autant la hargne. Mr Bayle et Mr Couquet se la donnent à leur façon ; furieux headbanging, visages grimaçants et Mr Xort lance ses sessions orchestrales tel un grand chef alors que Mr Vant est à peine visible derrière sa monstrueuse batterie ! La reprise d’Indochine « Les Tzars » achève le set en beauté. Dommage que les fans n’étaient que trop peu nombreux (c’est là que l’on reconnaît les plus furaxs d’entre tous !) et que le reste de le foule était plutôt contemplateur (léthargique ?) car Anorexia Nervosa, ce soir, a encore fouetté la célèbre scène parisienne de sa cinglante et tellement haute posture !
LudO