Enfin ! Tamtrum s’est finalement décidé à revenir jouer sur les planches parisiennes ! Et pour notre plus grand bonheur le groupe choisit (enfin le tourneur) une salle que… personne ne connaît. L’ « Espace B » est en fait un café-concert aux abords austères et au personnel peu agréable (vive la soupe à la grimace et les 25cl de jus d’orange au prix d’une Heineken à la Loco !), bref, passé les gueules de gardiens de prison et le vieux troquet à piliers de bistrots, on tombe dans une petit salle de concert ma foi pas désagréable, voir un tantinet chaleureuse quand ça commence à s’agiter.
En dépassant largement l’horaire, Dolls of Pain ont la difficile tache d’ouvrir pour Tamtrum. Bon, on va être bref : musicalement on a entendu des choses intéressantes au niveaux des instrus Electro mais alors dès que le chanteur commençait à…euh, chanter (?) on pouvait sentir L’ennui vous enivrer avec une de ces force ! Merci les effets type « Vocoder-je me prends pour Darth Vador mais j’ai pas de voix ». Niveau linéarité des « performances » vocales j’ai rarement entendu mieux ! Passons la totale absence de charisme du frontman (je suis généreux avec ce terme là…), le rôle de figuration occupé par un guitariste dont on entendra jamais le son de l’instrument et la sensation, pour beaucoup dans la salle, que Dolls of Pain se fait mortellement chier en jouant live.
Heureusement que les 3 marseillais (car ils sont 3 désormais) étaient là pour nous faire oublier tout ça ! Car, en effet, lorsque Fixxxer (le nouveau venu au sein du combo) s’installe derrière son clavier tout de bandes blanches vêtu suivi de Sylvicious toujours aussi filiforme et dérangeant, avant que Benoît n’investisse les lieux avec, déjà, une putain de présence, on sent l’adrénaline monter net ! « Tantrum » ouvre le bal et tout le monde se déchaîne ; Fixxxer fait corps avec son clavier, Sylvicious se tord dans tout les sens et frappe tout ce qu’il peut et Benoît fait des longueurs d’un bout à l’autre de la petite scène micro en main. On comprend que Tamtrum n’est pas venu à Paris pour se la couler douce ! La suite ne sera pas moins triste avec des perles balancées comme des obus à la face des fans (pas hyper nombreux ce soir il faut bien le dire) : « My Vile Venom », l’incontournable « Datura Dream » sur lequel le micro de Benoît lui dira « au revoir » le temps du premier couplet, « Extazy », le désormais culte « Under the Sign of the Angel Dust » et 2 titres extraits du prochain album dont « Deshumanisation Process » qui n’annoncent que du très bon pour la suite des aventures Tamtrum ! On aura droit à de multiples vannes, un strip-tease décadent de Sylvicious, Benoît tiraillé par la foule et finissant par se rouler par terre ou carrément dans la fosse le micro en main… bref, de la pure folie ! Leur bonne tite heure de show est desservie par un son d’une belle qualité et c’est une deuxième de « Datura Dream » qui conclura le set (sans dommages de micro cette fois) de façon directe et implacable.
Excellente prestation, bonne humeur, bonne musique, Tamtrum en live ou l’Electro-Indus à la sauce Rock n’ Roll !
LudO