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NAPALM DEATH- Throes of Joy in the Jaws of Defeatisme

eath throes of joy in the jaws of defeatism du groupe napalm death

NOTE / 4/5

“Throes of joy in the jaws of defeatism”, 16 me album des malades géniaux de NAPALM DEATH et comme souvent, au cours de leur longue carrière, le courage d’emprunter une autre route expérimentale. Alors pas sûr que les fans de la première heure, voire même de la deuxième, aimeront tous les titres de cet opus, car certaines « chansons » sont teintées d’influences dont je vous parlerai plus avant. N’empêche que depuis plus de 30 ans, il n’y a toujours pas de groupe sur Terre qui sonne comme NAPALM.

 

 

Composée par le bassiste Shane Embury, jouée à la guitare, sur certaines parties, par john Cooke, le session live, sans oublier Mitch Harris qui a bien voulu enregistrer certains riffs (il est en congé sabbatique du groupe), cette galette est variée. Alors bien sûr, les fans du début seront heureux car on y trouve des bombes incandescentes, violentes et tumultueuses à souhait, où se côtoient punk, death, grind, thrash dans une violence et une immédiateté comme seul peut en dispenser NAPALM. Comme exemple, on peut citer en vrac Fuck the Factoid, Backlash Just Because, That Curse of Being in Thrall, Contagion ourlé, quant à lui, de quelques arpèges post rock, sans oublier Zero Gravitas Chamber, Fluxing of the Muscle qui enfoncent le clou. Des titres qui emboîtent les genres, les enveloppant dans une agressivité à la colère portée au rouge. Et là-dessus comptez sur le père Barney, dont le gosier est comme un marteau pilon brutal et plein d’une rage folle.

 

 

Et puis il y a les autres titres. Prenons Joie de ne pas Vivre, au refrain français qui est une sorte d’indus/noisy malfaisant, comme trempé dans une aura psychédélique dénaturée ou bien encore Invigorating Clutch qui raisonne tel un post punk hypnotique, malsain, compositions que je trouve géniales pour l’atmosphère dénaturée qu’elles dégagent. En parlant de post punk n’oublions pas non plus Amoral ou A Bellyful of Salt and Spleen, sorte de litanie de malade, déclamée sur un lit, non pas d’hôpital psychiatrique, mais de bidouillages électroniques et autres bruits de fond pathologiques, le tout appuyée par une batterie lente et martelant. (Danny Herrera, comme à son habitude s’avère un virtuose excité des fûts.). Ces morceaux portent la marque unique de ce combo, qui détournent d’autres genres pour les corrompre à leur sauce.

 

 

Dans leurs mains (et leurs voix), toutes ces musiques font l’effet d’une scie égoïne à vif dans vos tympans. C’est particulièrement insalubre, impur, souillé, infecté. Bref, une fois de plus ce groupe s’avère comme étant un maître en la matière, qui malgré toutes ces années, arrive toujours à surprendre tout en étant novateur, unique et hors de portée d’une certaine critique. Pour moi, un album qui compte. Je persiste et je signe, malgré certains avis négatifs sur les réseaux sociaux ! Cela sort le 19 septembre.

 

TRACKLIST :

1. Fuck the Factoid
2. Backlash Just Because
3. That Curse of Being in Thrall
4. Contagion
5. Joie De Ne Pas Vivre
6. Invigorating Clutch
7. Zero Gravitas Chamber
8. Fluxing of the Muscle
9. Amoral
10. Throes of Joy in the Jaws of Defeatism
11. Acting in Gouged Faith
12. A Bellyful of Salt and Spleen

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