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anathema du groupe swarm

NOTE : 3.5/5

Un message sur facebook émanant du groupe Français SWARM, me demandant de chroniquer leur nouvel album « Anathema ». Allez hop je m’y atelle sans plus tarder surtout que j’avais bien aimé leur premier LP « Division & Disharmony » favorablement accueilli par la critique. dans les Alpes-Maritimes créé en 2014, ce groupe qui a poussé sous le soleil du sud évolue dans un mix de Groove, de Thrash et de Hardcore. Un mélange, plutôt détonnant. Alors que peut-on dire de leur nouveau méfait ?

 

 

Est-il dans la continuité de ce qu’ils avaient amorcé auparavant, à savoir une arme de destruction massive ? Ma réponse est oui ; il y a la puissance de leur metal, agrémenté de growls entre hardcore et parfois death, cette alchimie musclée qui mêle leurs différentes influences. Mais pas que… On y trouve aussi des atmosphères plus délicates aux contours glacés, soit, mais qui ne sont pas dénués d’une certaine musicalité. Parfois, une voix claire vient s’intercaler au milieu du bouillonnement maîtrisé d’un metal qui peut osciller entre speed et écrasement pachydermique genre bulldozer.

 

 

Pour expliciter ma critique, je me suis amusé à décortiquer quelques titres, ce qui ne fut pas toujours chose facile, car dans certaines compositions, on se trouve propulsé dans une kyrielle de paysage musicaux ; ici, on n’aime pas ce qui est linéaire, la preuve en est de ce New Sun, qui ouvre le bal. lintro est majestueuse puis on passe au speed thrash ; ensuite, s’impose un rythme lent, genre 38 tonnes, suivit par un passage groove metal drainant un sentiment désespéré et sans concession. Arrivent ensuite des arpèges inquiétants bousculés brusquement par un hardcore violent. Un peu plus loin, on a le droit à une nappe de guitares à l’atmosphère gelée et mélodique, puis tout fini sur des solos lancinants.

 

 

Ok, tous les titres ne sont pas aussi complexes, quoique Pyroclastic Flow, qui clôt la tuerie, est un instrumental aux multiples rivages, lui aussi. En tous les cas, ils ont le secret des riffs qui s’enroulent autour de votre âme comme des serpents, vous enveloppant de leur regard hypnotique, je pense notamment à Intifada, dont le plan de guitare a aussi à voir avec du heavy rock ou bien ceux de Frontiers, The Deed Is done.

 

 

Mais ils savent aussi donner dans l’alternance comme pour Spoutnik Explorer construit entre arpèges et thrash lancinant, le tout joué sur plusieurs variations. Un peu de fausse douceur quand arrive Simple Automata (Return at Home), où une voix féminine s’insinue dans une ballade qui mute en muscle et en groove. D’ailleurs, ici, on a le droit à de la voix claire comme pour la fin de Five où ils déclament en français ou bien sur Life on Hold, au super refrain, qui prend des allure de metal sudiste (on voit les influences). Bref, voici un plat ourlé d’un tas de nuances, qui peut parfois être surprenant, mais qui ne baisse jamais la garde. Beaucoup aimé.

 

 TRACKLIST:

 1. New sun

 2. Frontiers

  3. Intifada

  4.The Deed Is Done

 5. Spoutnik Explorer

  6. Deaf Blind Silent

  7. Life on Hold

   8. Simple Automata (Return at Home)

  9. Legacy of Misery

  10.  Five

 11.  Pyroclastic Flow

Frontiers

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